Le promoteur immobilier pourra donc aller de l’avant dans son projet de construction de deux maisons unifamiliales sur le lot, malgré l’opposition des familles voisines.
Le mois dernier, les voisins du 10 333 ont demandé au Conseil de revoir la décision du Comité consultatif d’urbanisme (CCU), qui avait préalablement approuvé le projet de Donaco. Ils s’opposaient à la démolition de la maison, à la coupe des arbres ainsi qu’à l’annexion d’une des deux nouvelles constructions de Donaco sur l’habitation voisine du côté nord. Selon eux, la maison construite en 1931 aurait pu être rénovée et annexée à une nouvelle bâtisse. Les élus en ont toutefois décidé autrement.
«Le Conseil a décidé de valider la décision du CCU concernant le projet de l’entrepreneur Donaco, sous réserve de certaines conditions», a lu le greffier lors de la séance. «Le promoteur devra compenser pour l’abattage des arbres en plantant de nouveaux végétaux, il devra respecter l’alignement des constructions de la rue et chercher à atténuer l’effet de masse que pourraient créer les futurs immeubles», a-t-il ajouté.
Le conseiller du district du Sault-au-Récollet Étienne Brunet a tenté de rassurer les citoyens en promettant de travailler fort pour reverdir le côté ouest de la rue Sackville – en face du 10 333, là où Donaco a construit un immeuble il y a quelques années – et en s’assurant que l’entrepreneur replante des arbres à grand déploiement sur le terrain.
Le maire Gagnier a quant à lui justifier la décision de la Ville en spécifiant que la maison n’avait aucun caractère architectural particulier. «J’ai moi-même visité les lieux et on constate de visu que la maison est en mauvais état. On voit qu’il y a eu des remplacements de briques sur chaque côté de la maison. Il y a aussi deux des arbres du terrain qui sont morts», a-t-il ajouté.
Mise en demeure
Visiblement déçues du verdict, les familles Otis et Didierjean ont remis une mise en demeure en main propre au maire. Les voisins comptent contester la décision de l’arrondissement en cour supérieur en se basant sur deux principes de droit du propriétaire. «Nous allons tout faire pour ne pas que ça arrive», a confié Julien Didierjean, voisin nord du 10 333. «Si l’entrepreneur creuse pour annexer une habitation à la mienne, il y a des risques d’affaissement des fondations de ma demeure et ce n’est pas acceptable», a-t-il ajouté.