Le Plateau-Mont-Royal

Les nouvelles animaleries bannies du Plateau

La création de nouvelles animaleries vendant de petites bêtes dans Le Plateau sera interdite, dès novembre, a décidé le conseil d’arrondissement. Celles existantes garderont leur droit acqui, jusqu’à nouvel ordre.

« Le but est d’assurer un meilleur contrôle. On veut réduire les achats spontanés qui mènent à de nombreux abandons chaque année. On avait des exemples comme Verdun, où les bêtes doivent être stérilisés. Toronto permet uniquement la vente de refuges accrédités. On a opté pour le modèle de Rosemont—La Petite-Patrie, où la création de nouveaux commerces de ce type est interdite », indique la conseillère du district Jeanne-Mance, Christine Gosselin.

Le Comité consultatif en urbanisme (CCU) a recommandé de tendre vers un modèle comme celui de Toronto, mais ce genre d’application poserait certains problèmes, selon Mme Gosselin. Les élus réfléchissent tout de même à la possibilité d’imposer l’approvisionnement auprès de refuges pour les cinq animaleries ayant un droit acquis de vente de bestioles dans le quartier.

« Cette adoption, elle, est facile, rapide et sans équivoque. Ça ne règle pas tous les problèmes. Il reste la question des achats en ligne, mais c’est un pas dans une bonne direction. Le consommateur n’est pas toujours en mesure de questionner la provenance de ses achats. On croit donc qu’il incombe à une municipalité d’utiliser ses pouvoirs pour encourager une meilleure pratique », continue la conseillère municipale.

En faire plus

Pour la Société de prévention contre la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal, c’est un pas dans la bonne direction, mais il faut aller plus loin.

« Le problème, c’est que les cinq animaleries qui demeurent dans l’arrondissement pourront continuer de vendre des animaux, potentiellement de provenance douteuse, tels d’usines à chiots. Il faut au minimum passer un règlement comme à Verdun sur la stérilisation pour empêcher la surpopulation animale. Idéalement, il faudrait obliger ces commerces à s’approvisionner dans des refuges », indique la coordonnatrice aux relations médias de la SPCA Montréal, Anita Kapuscinska.

En 2013, 139 chats et 36 chiens auraient été abandonnés à la SPCA dans le quartier. L’arrondissement estime que plus de 19 000 chats et près de 9000 chiens habitent sur le territoire, pour un total de 100 000 personnes.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version