Dans la ruelle derrière chez lui, qui donne sur la cour de l’école Élan, dans le sud-est de l’arrondissement, une structure de bois et un vieux divan-lit jonchent le sol depuis près d’un mois.
Au coin des rues Gauthier et Cartier, c’est un chantier de construction qui a pris des airs de dépotoirs.
« Ça fait depuis les Fêtes qu’il y a un tas de débris à cet endroit-là. On y trouve des 2 X 4, de la laine minérale, des briques, etc. Des gens ont même commencé à y jeter leurs poubelles. Ce n’est pas dans un conteneur. Ç’a pas d’allure. Il commence à s’accumuler toutes sortes de choses. Il n’y a aucune raison que ça reste là pendant des semaines », fait valoir M. Blain, insistant sur le fait que la présence d’échafaudages et de débris de construction rendent un des trottoirs impraticable.
Ramasse tes vidanges!
Dans le cas de la ruelle menant à la cour de l’école Élan, M. Blain a déposé deux plaintes au 311, soit une le 6 janvier, et une autre durant la semaine du 21 janvier. En vain, les déchets gisaient toujours dans la neige, lors du passage de la photographe du journal Le Plateau, une semaine plus tard (31 janvier).
« On m’a dit que le dossier était clos, car l’endroit a été jugé inaccessible. Or, c’est à trois pieds du bord de la rue! C’est sûr que puisqu’ils [les employés de l’arrondissement] se sont trainés les pieds, ça s’est encroûté dans la neige », déplore-t-il.
M. Blain estime que l’arrondissement ne met pas en œuvre assez rigoureusement la règlementation relative à la propreté et aux dépôts sauvages de déchets.
Du côté de l’administration locale du Plateau-Mont-Royal, on indique que celle-ci est appliquée. Toutefois, pour pouvoir donner des constats d’infraction en lien avec des dépôts sauvages sur la voie publique, il faut prendre les contrevenants sur le fait, insiste Michel Tanguay, chargé de communication à l’arrondissement.
« On ne peut pas présumer que c’est de la faute de telle personne, simplement parce qu’il y a des déchets devant chez elle. Certains endroits sont ciblés et on intervient dans des secteurs donnés, car on sait que le problème est récurrent. »
Quant au retrait des déchets sur le domaine public, il ne s’agit pas d’une intervention prioritaire, puisque leur présence ne représente pas un danger pour la sécurité des résidents.
« Ça dépend de la disponibilité des équipes. Si celles-ci sont mobilisées pour faire de l’épandage d’abrasifs à la suite d’une tempête, c’est sûr que c’est parce que c’est plus urgent. Les cols bleus ont plusieurs tâches et on y va selon les priorités », explique M.Tanguay, indiquant que le cas de la ruelle derrière l’école Élan avait été « relancé ».
Une intervention… en chantier
Puisque les déchets de la ruelle s’y trouvent toujours, malgré des appels au 311, M. Blain a plutôt décidé d’envoyer une lettre à la conseillère de son district, Josée Duplessis, et au maire de l’arrondissement, Luc Ferrandez, pour leur faire part de la situation du chantier de l’intersection des rues Gauthier et Chartier. Il dit n’avoir reçu aucune réponse.
M. Tanguay invite les citoyens à passer par le 311 pour porter plainte, puisqu’en communiquant directement avec les élus, leur commentaire ne peut pas être enregistré auprès des services de l’arrondissement. Il insiste sur la nécessité de dénoncer les infractions, puisque les inspecteurs de l’arrondissement ne peuvent pas être partout à la fois,
Un constat d’infraction a été donné le 16 janvier au propriétaire du bâtiment de la rue Gauthier. Un avis a également été émis, ordonnant au propriétaire de libérer le terrain d’ici le 4 février.