« Nous avons choisi de nous établir à Hochelaga-Maisonneuve, il y a 25 ans, car c’était un quartier vierge. Nous voulions que les immigrants apprennent le français et c’est un secteur francophone. Nous sommes officiellement le seul organisme pour immigrants dans le quartier », affirme la directrice, Gliceria Acosta.
L’ALPA offre une gamme de services allant de l’écoute, aux démarches administratives, en passant par des ateliers et des conférences sur les réalités québécoises. Toutefois, l’organisme priorise l’emploi dans le processus d’intégration de sa clientèle.
« Les services que nous offrons le plus souvent sont pour l’aménagement. Nous aidons les immigrants à se trouver un logement, à remplir des formulaires, etc.. Par la suite, nous faisons de la francisation. Le troisième volet, qui est très important pour nous, soutient Mme Acosta, c’est l’employabilité. Pendant trois semaines, ils apprennent la recherche d’emploi, comment faire une entrevue, à rédiger leur curriculum vitae, etc.
« L’adaptation dans les premiers mois est très dure. Tout est différent, il y a du découragement et certains sont en dépression. Nous sommes convaincus que l’intégration commence lorsque l’immigrant trouve un emploi de son choix. Il commence alors à se faire des amis. »
L’organisme accueille 3000 nouveaux clients chaque année, provenant principalement de l’Afrique (47 %) et de l’Amérique (45%), plus précisément de l’Amérique latine, souligne la directrice. Comptant ces personnes qui viennent pour la première fois, l’ALPA œuvre auprès de 8000 immigrants annuellement.
« Nous offrons des services pendant cinq ans. Après deux ans, ils sont capables de se débrouiller. Ils reviennent nous voir quand il y a des éléments qui s’ajoutent, notamment lorsqu’un enfant entre à l’école pour la première fois », illustre la directrice.
Avec une clientèle qui augmente annuellement, l’organisme a ouvert un second point de service, devant le métro Honoré-Beaugrand, en décembre 2012. Toutefois, ce dernier a dû fermer, car les immigrants se présentaient davantage aux bureaux de Hochelaga-Maisonneuve.
« Ça n’a pas fonctionné. C’était un petit centre pour l’accueil et les services à l’installation. C’était seulement les résidents du quartier qui s’y déplaçaient. Les nouveaux clients venaient à Hochelaga. Nous avions un quota de 200 nouveaux immigrants pour ce point de service, mais nous n’en avons eu que 17. Nous avons donc dû fermer », laisse savoir Mme Acosta.
Pour joindre l’ALPA, on compose le 514 255-3900, on visite le www.alpaong.com ou on se présente au 2030, boulevard Pie-IX, bureau 309.
Quelques données
– Entre 15 % et 19 % de la population de l’arrondissement Mercier
– Hochelaga-Maisonneuve (MHM) sont des immigrants
– Dans MHM, on a observé la plus forte concentration d’immigrants de troisième génération ou plus
– La population ayant immigré dans l’agglomération de Montréal, entre 2001 et 2006, provient essentiellement de la République populaire de Chine (10 %), de l’Algérie (10 %), du Maroc (8 %), de la Roumanie (6 %) et de la France (6 %). (Source : Portrait démographique effectué par la Division des affaires économiques et institutionnelles )