« En tant qu’entrepreneur, j’étais tanné de voir le gouvernement s’endetter de plus en plus. Quand on veut réaliser des projets, il est nécessaire de suivre un budget équilibré. Le Québec est actuellement dans une situation extrême », illustre l’Hochelagais.
La situation dans les établissements scolaires du secteur l’a aussi convaincu de tenter sa chance dans l’arène politique.
« Le pire, c’est l’état de nos écoles. Elles ont été abandonnées. Pourquoi parle-t-on d’autres choses et non de donner un lieu sécuritaire et propre à nos enfants? Le Parti québécois (PQ) a annoncé 2,5 M$ pour des écoles du Québec et dans Hochelaga-Maisonneuve, on aura qu’une cour d’école rénovée. Pourquoi travailler à l’extérieur du bâtiment? C’est à l’intérieur qu’il y a des problèmes. Il faudrait changer la bureaucratie pour qu’elle coûte moins cher et donne plus aux élèves. Le PQ fait des dépenses visibles, comme la rénovation d’une cour d’école, au lieu de celles qui auraient un impact concret dans le quartier », affirme M. Walsh.
En plus de faire avancer le dossier des écoles Baril, Hochelaga et Très-Saint-Nom-de-Jésus, M. Walsh souhaite aussi faciliter l’établissement de nouveaux commerces dans le quartier.
« Il n’y a pas d’initiative pour développer de nouvelles entreprises dans le quartier. Pourtant, il y a beaucoup d’endroits à exploiter dans la circonscription. Il faudrait créer des programmes pour aider les nouveaux commerçants. Il y a plusieurs jeunes qui peuvent venir développer notre quartier, mais ils n’ont rien pour les aider à s’y établir », explique-t-il.
Ayant la circonscription tatouée sur le cœur, M. Walsh estime qu’il est temps pour un changement dans Hochelaga-Maisonneuve.
« J’aime beaucoup le quartier, mais il y a un grand potentiel perdu, si on n’investit pas dans son infrastructure. Depuis 50 ans, le Québec passe toujours du PQ au Parti libéral du Québec, et vice versa. C’est le temps des nouveaux partis, comme la CAQ », soutient-il.