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Mercier-Hochelaga-Maisonneuve

Un premier concert-bénéfice pour le Garage à musique

Pour la première fois depuis sa création, en 2009, le Garage à musique (GAM) organisera un concert-bénéfice où artistes de renom et enfants du quartier se partageront la scène du théâtre Denise-Pelletier.

«Depuis l’an dernier, nous avons une orientation vers la musique collective. Si nous voulons aller plus loin, en acceptant davantage de jeunes, en créant des partenariats avec des écoles et en développant davantage notre parc d’instruments, nous avons besoin d’argent», souligne Patrick Coiteux, responsable du volet musical du Garage à musique.

Selon des données récoltées par l’organisme, il en coûte, annuellement, 2500$ par enfant pour suivre les services du garage. Plus de 300 jeunes fréquentent actuellement le GAM.

«Nous recevons des dons d’instruments et de l’argent de la Guignolée du Dr Julien, mais la majorité des fonds sont redistribués dans les centres de pédiatrie sociale. Nous avons besoin d’une autre source de financement», explique M. Coiteux.

Le concert
Le 10 juin prochain, les artistes du GAM partageront la scène avec Michel Rivard, Marc Hervieux, Nadja, Catherine Major et Christian Bégin. Ils chanteront ou accompagneront musicalement les professionnels.

«Je suis très nerveuse, car ce sont des artistes connus, mais je suis très contente de pouvoir venir en aide au Garage à musique», souligne Éliane, 10 ans, qui jouera du cor français dans l’orchestre.

Près de 70 jeunes, âgés de 5 à 20 ans, joueront une vingtaine de chansons. «Ils sont géniaux», affirme Suzanne Racine, bénévole au GAM.

Les gens intéressés à assiter au spectacle peuvent s’acheter des billets en visitant le www.fondationdrjulien.org/concert2015.

Le nouveau responsable du volet musical du Garage à musique, Patrick Coiteux.

Pour les jeunes et la musique
Arrivé en août dernier, le nouveau responsable du volet musical du Garage à musique, Patrick Coiteux, considère l’organisme comme un moyen de sortir les jeunes de la rue.

«Le Garage à musique n’est pas seulement une école de musique. C’est également un centre de pédiatrie sociale. Nous sommes la petite pilule qui aide les jeunes à surmonter plusieurs épreuves», souligne M. Coiteux.

Navigant dans le milieu depuis des années, le directeur a constaté les bienfaits du centre auprès des élèves.
«Ils sont plus disciplinés en classe, ils sont plus concentrés. Nous sommes là pour nous amuser, tous ensemble. Les liens créés dans notre ensemble musical sont les mêmes que ceux formés au sein d’une équipe sportive universitaire», soutient-il.

De plus, l’organisme offre une formation musicale de qualité, estime M. Coiteux. «Nous sommes en train de travailler avec des écoles pour poursuivre notre formation. Je ne veux pas que les jeunes soient obligés de quitter Hochelaga-Maisonneuve pour continuer leur développement. Nous pouvons être talentueux et vivre dans le quartier.»

D’enseignante à bénévole
Suzanne Racine est une enseignante de l’école secondaire Chomedey-de-Maisonneuve et elle constate, tous les jours,

Suzanne Racine est une enseignante de l’école secondaire Chomedey-de-Maisonneuve.

les bienfaits du Garage à musique chez ses élèves.

«Ils gagnent beaucoup en confiance. Leurs relations avec les autres se sont aussi améliorées. Ils ont envie d’être en groupe et se mélangent davantage. Si je pense à Samuel, il est beaucoup plus souriant depuis qu’il va au Garage à musique. Il est mieux aussi dans sa tête», souligne Mme Racine.

Cotoyant son enseignante à l’école et à l’organisme, Samuel pourrait se sentir inconfortable, ce qui est loin d’être le cas.

«Ma relation avec mon enseignante a changé. Ça me donne envie d’aller à l’école et d’assister à ses cours maintenant», admet l’adolescent. D’ailleurs, pendant les répétitions, les deux percussionnistes se taquinent régulièrement.

Aussi pour les adultes
Les effets positifs ne se répercutent pas seulement auprès des élèves, mais également chez l’enseignante, qui fait du bénévolat à l’organisme hochelagais depuis des années.

«Ça permet de stimuler l’intellect et ça me donne beaucoup de vigueur. Même si j’ai une journée où je voudrais simplement aller m’étendre sur mon sofa, je sais qu’en allant au Garage à musique, ce sera génial», affirme-t-elle.
De plus, l’enseignante y a fait de belles rencontres. «Je rencontre beaucoup d’enfants qui me saluent dans la rue. J’y ai retrouvé la fille d’une ancienne élève. Ça boucle la boucle», mentionne-t-elle.

Des enfants changés
Il n’y a pas que les adultes qui remarquent les impacts positifs du Garage à musique (GAM). Plusieurs jeunes ont avoué que leur vie serait différente sans le GAM.

«En venant au garage, j’apprends plusieurs

instruments de musique. Au lieu de jouer au parc, toute seule, je viens ici et je vois mes amis», laisse savoir Éliane, 10 ans.

Samuel, Éliane et Joanny de l’orchestre du Garage à musique.

 

«Le GAM m’a permis de développer davantage mes compétences musicales. J’ai appris beaucoup et j’ai découvert plus d’instruments», ajoute Samuel, percussionniste de l’orchestre et également batteur d’un groupe à l’extérieur du GAM.
«Mon enseignante m’a demandé de jouer un morceau devant toute l’école. Ça m’a donné beaucoup confiance en moi, car je ne l’aurais jamais fait avant», avoue Joanny, qui a interprété un morceau devant les 300 élèves de son école, cette année.

L’adolescente de 12 ans a également remarqué des changements dans le comportement de son petit frère depuis qu’il joue de la batterie au GAM.

«Il avait des problèmes de comportement à l’école. Là, il se défoule en faisant de la musique et il ne fait plus de niaiseries dehors», mentionne-t-elle.

Les trois jeunes participeront au spectacle-bénéfice du 10 juin prochain.

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