L’imbroglio a commencé quand son bureau de comté a reçu une vingtaine d’appels de petits entrepreneurs qui, tous sans exception, se sont plaints de la manière dont ils ont été informés de l’interruption et des importantes pertes financières qui en résulteront.
La députée a écrit à la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, pour lui faire part de son mécontentement quant à la façon dont les choses se sont passées. Rappelons que la date de l’interruption planifiée a été changée à quelques reprises, d’une part, et que d’autre part, la raison qui avait été invoquée pour la coupure n’était pas la véritable : plutôt que pour procéder au raccordement de la future gare Lacordaire du Train de l’eEst, il s’agissait de travaux d’entretien régulier.
Pour la députée, deux choses sont essentielles lorsque l’alimentation en électricité doit être interrompue : « Hydro Québec doit aviser les abonnés qui seront affectés et indiquer la véritable raison. Il faut aussi travailler de concert avec les petits entrepreneurs et tenir compte des inconvénients, des dépenses additionnelles et des pertes financières qu’ils subiront pour les réduire au strict minimum », a-t-elle dit.
Le quadrilatère touché par l’interruption planifiée est borné au sud par la voie ferrée séparant Montréal-Nord de Saint-Léonard, au nord par le côté sud de la rue Charleroi, à l’ouest par le côté est du boulevard Lacordaire et à l’est par le côté est de la rue Massé. Au total, ce sont donc près de 1000 résidents et une centaine d’employés de petites entreprises et de petits commerces qui étaient affectés par cette interruption puisque le quadrilatère privé d’électricité comprend : 32 bâtiments résidentiels qui comportent 404 logements, 31 bâtiments industriels et 3 bâtiments commerciaux.
Mme de Santis a donc demandé à la ministre Ouellet d’intervenir pour que la Régie de l’énergie et la société Hydro Québec modifient les Conditions de service d’électricité en vigueur le 1er avril 2012, qui ont été approuvées par la Régie de l’énergie conformément à la décision D-2012-035 de la Régie, pour mettre en œuvre les correctifs qu’elle a décrits.
« Il est inacceptable que de petits entrepreneurs et commerçants soient traités de façon cavalière, comme des citoyens corporatifs de deuxième classe. Hydro-Québec doit être en mesure d’accommoder les besoins de toutes ses catégories d’abonnés » a conclu la députée.
(Source : Bureau de comté de la députée de Bourassa-Sauvé)