C’est d’abord l’absence de mesures ou d’investissements réels visant la création d’emplois qui met le député libéral en rogne. « Après zéro croissance dans l’emploi au Canada au cours des six derniers mois, nous nous attendions à un budget centré sur une seule chose, soit l’emploi. Mais malheureusement, ce budget n’apporte aucune mesure palpable pour la croissance de l’emploi et ne règle pas le problème du chômage chez les jeunes, ni la pénurie de compétences que connaît le pays », affirme M. Coderre.
D’autre part, l’augmentation de l’âge d’admissibilité à la sécurité du revenu, qui passera de 65 à 67 ans, intensifiera l’inégalité des revenus, selon le député du Parti libéral du Canada.
« Le gouvernement conservateur demande à tous les Canadiens de moins de 54 ans de sacrifier à Stephen Harper deux ans de prestations, soit un montant qui peut atteindre jusqu’à 13 000 $, pour financer ses priorités qui ne sont pas, en plus, celles des Canadiens. Mais Stephen Harper devrait montrer l’exemple car il aura droit, à partir de 65 ans, en vertu d’une disposition de la Loi sur les allocations de retraite des parlementaires, à une allocation spéciale qui s’ajoutera chaque année à sa retraite de député d’environ 100 000 $. Il devrait aussi attendre deux ans avant de toucher à ces prestations » dit M. Coderre.
Coupures idéologiques
Finalement, ce sont des coupes annoncées par le budget Flaherty, qu’il considère idéologiques, qui attirent les foudres du parlementaire. Il fait ici référence aux compressions budgétaires auxquelles feront face la société Radio-Canada, le Directeur général des élections du Canada, certaines agences régionales de développement économique et l’Agence canadienne de développement international.
Au total, la réduction des dépenses du gouvernement atteignent 5,2 G$, a annoncé le ministre des Finances James Flaherty. En ajoutant les départs volontaires aux 12 000 postes de fonctionnaires abolis sur trois ans, c’est plus de 19 000 emplois qui vont disparaître dans la fonction publique. Quant à la société Radio-Canada, elle verra son budget amputé de 10%, ce qui se traduit par la perte de près d’un millier d’emplois.
« Pendant ce temps, le gouvernement Harper impose des coûts croissants aux provinces, aux territoires et aux municipalités et dépense des centaines de millions de dollars pour se payer des sondages et de la publicité, construire des prisons plus grandes et acquérir des aéronefs extrêmement coûteux », dénonce M. Coderre.