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Montréal-Nord

Le projet est accepté, mais…

Le mercredi 9 novembre, le conseil administratif du cégep Marie-Victorin a accepté le projet entre l’institution scolaire et l’Impact de Montréal. Toutefois, des amendements devront être apportés à l’entente.

« Je suis contente d’aller de l’avant avec le projet, mais je suis déçue de ne pas avoir rallié tout le monde, confiait la directrice générale du cégep, Nicole Rouillier, le lendemain de la rencontre, qui a duré plus de trois heures. C’est un projet qui contient plus d’avantages que d’inconvénients », tient-elle à ajouter.

Plusieurs membres du Syndicat des professeurs du cégep Marie-Victorin (SPCMV) sont sortis de la rencontre déçus, voire même frustrés.

« Nous avons exigé des amendements, mais cela n’enlève pas que nous sommes toujours contre le projet, précise le président du SPCMV, François Parent. Il y a là absence de vision à long terme. Il n’y aura pas de retombée pour la communauté. Le projet n’est pas rassembleur. Il y a perte de terrains où ceux disponibles seront hors de prix », argue un président amer, mais pas surpris du verdict.

Du côté du Club de soccer de Montréal-Nord, on demeure confus. « Est-ce que l’arrondissement a vraiment eu le temps de regarder le projet? Pourra-t-il vraiment nous assurer des terrains en dehors de ceux du site convoité. Nous avons toujours des craintes à ce sujet. Peut-être qu’il va y en avoir de disponibles, mais vont-ils être accessibles?, fait remarquer le vice-président du club, Antonio Iannattone. Je prends l’exemple d’un terrain de soccer synthétique au Complexe Marie-Victorin où il en coûte 500 $ de l’heure. C’est beaucoup d’argent », ajoute-t-il en faisant référence à l’un des terrains que l’Impact réaménagera (synthétique). C’est ce terrain qui pourra être utilisé par les joueurs de soccer de la communauté à partir de 18 h.

Les trois amendements

La direction du cégep doit maintenant négocier une entente de principe avec l’Académie de l’Impact de Montréal. Celle-ci devra être présentée au conseil d’administration de l’établissement scolaire et approuvée par celui-ci le 7 décembre. La direction devra donc respecter les trois amendements.

Le premier stipule que le cégep doit s’assurer de ne pas encourir de risque financier au cas où l’Académie de l’Impact ne puisse effectuer les paiements. Elle ne doit donc pas débourser un sou dans le projet. On exige une clause de protection.

Dans le deuxième amendement, il y est question des plateaux intérieurs (Complexe sportif Marie-Victorin). Le cégep doit donner la priorité des surfaces intérieures aux cours réguliers, comme c’est le cas actuellement.

Finalement, le SPCMV demande que la direction du cégep ait une place au sein du conseil administratif de l’Académie de l’Impact.

 

Les faits

En vertu d’un bail commercial de 25 ans, l’Académie de l’Impact de Montréal s’installerait sur le site du cégep Marie-Victorin. Elle, avec l’Impact, obtiendrait l’usage exclusif ou prioritaire des terrains extérieurs de soccer qui s’y trouvent. En revanche, elle renippera les terrains selon les normes de la FIFA. En plus de construire son propre pavillon, l’académie verserait une somme de 160 000 $ annuellement au cégep pendant la durée du bail. Ce montant servirait à la construction d’un deuxième pavillon, celui qu’utilisera le département de Technique en réadaptation physique du cégep. (JAP)

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