Ouest-de-l’Île

Opération de dépistage sur 200 frênes publics à Pointe-Claire

Après avoir découvert un foyer d’infestation à l’agrile du frêne au printemps dernier, la Ville de Pointe-Claire multiplie les actions pour sauver le plus d’arbres possible sur son territoire. Dans les dernières semaines, 500 frênes ont été traité. C’est maintenant le début de l’opération de dépistage par écorçage sur 200 frênes publics.

«Nous demeurons proactifs et vigilants pour assurer la protection de l’environnement et de notre forêt urbaine avec notre plan d’action pour la lutte contre l’agrile du frêne, mentionne le maire de Pointe-Claire, Morris Trudeau. Nos équipes seront sur le terrain jusqu’à la fin de l’année pour prélever des échantillons de branches et inspecter autant les frênes suspects qu’asymptomatiques en vue d’en favoriser leur préservation.»

Au cours des dernières semaines, et dans le respect de la période d’efficacité du traitement au biopesticide TreeAzin, 500 frênes publics ont été traités, soit 100 de plus que ce qui était prévu initialement.

Outre le traitement au biopesticide, des pièges ont également été installés à des endroits stratégiques de la ville. Quatre agriles ont été trouvés dans autant de pièges durant la période estivale. Dans tous les cas, des traitements préventifs rapides et ciblés ont été effectués dans les environs pour éviter toute infestation.

Le maire invite les citoyens à poursuivre leurs actions préventives en ayant recours à un professionnel qualifié pour inspecter les frênes sur le domaine privé. La Ville a négocié un tarif spécial avec des entreprises reconnues afin que les résidents puissent bénéficier de réductions lors de traitement sur leurs arbres.

L’agrile coûte 500 000$

La Ville de Pointe-Claire a dédié une somme de 500 000$ pour lutter contre l’agrile du frêne cette année. La gratuité pour l’obtention d’un permis d’abattage pour les frênes infestés qui doivent être coupés est également maintenue pour la période du 1er octobre au 14 mars inclusivement.

Beaconsfield protège sa forêt

Lundi, la Ville de Beaconsfield a tenu une journée portes ouvertes et une séance d’information publique sur la lutte à l’agrile du frêne. Les citoyens ont ainsi pu bien comprendre l’ampleur de la menace et en savoir davantage sur les mesures mise de l’avant dans leur municipalité, tout en rencontrant des spécialistes.

La Ville de Beaconsfield, qui n’a pas encore découvert de foyer d’infestation sur son territoire, met tout en œuvre pour protéger sa forêt urbaine.

L’agrile du frêne est un insecte arrivé d’Asie en 2002 et qui a fait des ravages partout où il s’est installé, en détruisant des millions de frênes aux États-Unis et au Canada. Les frênes constituent 20% de la forêt urbaine de Beaconsfield, soit 11 500 de 57 500 arbres.

«L’agrile du frêne est maintenant à nos portes. À défaut d’une intervention importante, les frênes seront infestés rapidement et, en moins de six ans, devraient tous être abattus. Comme notre forêt est mature, cela aurait une conséquence désastreuse sur notre environnement, notre qualité de vie et la valeur de nos propriétés», précise le maire de Beaconsfield, Georges Bourelle.

Le plan d’action comprendra une double intervention, autant auprès des frênes publics que privés. La municipalité obtiendra un prix corporatif réduit qui sera offert à l’ensemble des citoyens pour qu’ils puissent faire traiter leurs arbres aux deux ans afin d’éviter d’avoir à payer jusqu’à dix fois ce montant pour faire abattre leurs arbres et les remplacer. (V.L.)

Pour parler à un spécialiste de la Ville de Pointe-Claire sur la question des frênes, on compose le 514 630-1200. Les citoyens peuvent également consulter le site internet de la Société internationale d’arboriculture Québec inc. (www.siaq.org) afin d’accéder au répertoire des entrepreneurs commerciaux spécialisés dans le dépistage de l’agrile du frêne ou encore en communiquant avec eux au 450 689-9393.

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