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Ouest-de-l’Île

Viviane Martinova-Croteau aux premières loges du référendum en Écosse

Viviane Martinova-Croteau, candidate d’Option nationale aux élections du 7 avril dans Robert-Baldwin, était à Édimbourg le 18 septembre, alors que l’Écosse a finalement dit «Non» à son référendum sur l’indépendance.

«Je voulais m’imprégner de l’atmosphère et être là lors d’un moment qui serait historique, surtout si le camp du Oui avait gagné», a-t-elle partagé au Cités Nouvelles, quelques heures après l’annonce de la démission du premier ministre écossais Alex Salmond, grand architecte de la campagne référendaire.

La jeune femme de 24 ans est arrivée dans la capitale écossaise le 9 septembre. Elle y est débarquée en compagnie d’autres militants souverainistes québécois de différentes formations politiques. Le voyage organisé par le Réseau Québec-Monde prévoyait des conférences offertes par des représentants des deux camps.

«J’ai profité de ces activités, mais j’ai aussi laissé les rencontres spontanées guider mon agenda. Je me suis beaucoup promenée. J’ai parlé avec les gens. Je suis sortie un peu d’Édimbourg, mais pas assez à mon goût. Je prolonge d’ailleurs mon séjour. L’Écosse est un très beau pays», a-t-elle partagé.

L’ancienne résidente de Dollard-des-Ormeaux a été marquée par les débats harmonieux. «Les discussions entre les deux camps étaient vraiment en profondeur. Il n’y a pas eu de violence d’aucune manière», a ajouté Viviane Martinova-Croteau.

Elle a aussi ��té surprise par l’énorme quantité d’électeurs indécis tout au long de la campagne qui étaient prêts à écouter les arguments de chaque camp. «J’ai trouvé ça vraiment bien. J’ai même rencontré certaines personnes qui ont changé d’avis en cours de route.»

En compagnie d’Écossais et de Québécois, Mme Martinova-Croteau est restée debout jusqu’à l’annonce des résultats le 18 septembre. «C’est une déception pour beaucoup de gens, mais les Écossais respectent le résultat de l’exercice démocratique.»

Interviewée à la BBC

Sur place, la militante souverainiste a eu l’occasion de participer à une émission de la chaîne BBC Scotland. Il y a été question du fait que Jacques Parizeau avait démissionné en 1995 tout comme le premier ministre écossais après la défaite du camp du Oui. «Le journaliste était aussi curieux de savoir comment se porte le mouvement souverainiste aujourd’hui au Québec.»

Pour Mme Martinova-Croteau, un «Oui» pour l’indépendance de l’Écosse aurait donné un gros coup de pouce au mouvement indépendantiste au Québec. «Pour la première fois, dans le monde occidental, dans notre siècle, un pays aurait pu naître de façon tout-à-fait démocratique de façon exemplaire et incontestable. Ça aurait brisé une barrière pour le Québec. Ce n’est pas arrivé, donc ça reste à faire», a-t-elle partagé en terminant.

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