Ouest-de-l’Île

Désolation dans le nord de Sainte-Anne

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Tôt dimanche matin, la maison historique Braerob sur le chemin Sainte-Marie, à Sainte-Anne-de-Bellevue, a été la proie des flammes. Les policiers ont enquêté sur cet incendie survenu alors que la demeure était inhabitée, sans électricité et qu’il pleuvait.  

L’incendie s’est produit alors que la portion du chemin Sainte-Marie, entre Morgan et L’Anse à l’Orme, venait tout juste d’être rouverte à la circulation, après six semaines de fermeture. Vers 7h50, le feu a donc fait rage dans la vieille demeure qui était barricadée. Les pompiers ont été appelés sur place, mais la maison construite au 18e siècle a vite pris feu. Six véhicules d’intervention du Service de sécurité incendie de Montréal ont été dépêchés sur place, soutient la chargée de communication, Mélanie Drouin. Les pompiers ont néanmoins pris soin de ne pas détruire les murs de pierres. À 15h57, les pompiers ont quitté les lieux. Des policiers de la Section des incendies criminels du Service de police de la Ville de Montréal ont ensuite enquêté sur l’origine du brasier. Le porte-parole du SPVM, Raphael Bergeron, a informé, jeudi, que la cause du feu est toujours indéterminée.

La conseillère municipale du secteur Paola Hawa, se dit attristée tout comme plusieurs citoyens. «C’est le cœur du village de Sainte-Anne-de-Bellevue nord qui brûle!», se désole Mme Hawa. Celle-ci rappelle que la Ville comptait transformer le bâtiment en un centre communautaire, alors que de nouveaux développements résidentiels sont à venir dans le secteur. 

D’ailleurs, selon le Plan de développement durable de la Ville annoncé en octobre dernier, il est inscrit de «Restaurer la maison de la ferme Braerob en tant qu’édifice du patrimoine». Contacté par Cités Nouvelles pour connaître la suite des choses, le directeur général, Martin Bonhomme, qui s’était présenté sur place dimanche, a renvoyé la question au maire Francis Deroo. Ce dernier n’a pas rappelé le journal.

La maison est située sur un terrain appartenant au groupe Grilli. «Il n’y a pas d’assurance spécifique pour ce bâtiment. On ne reçoit donc rien en compensation d’assurance. On est assuré pour tout ce qui est responsabilité civile sur nos propriétés, mais étant donné que la bâtisse n’est pas habitée, il n’y avait pas une évaluation spécifique, on ne l’avait pas assurée», précise la porte-parole, Cristina Grilli. Celle-ci soutient que la maison a déjà été occupée clandestinement et que des «activités diverses» avaient lieu. Entre temps, Mme Grilli explique que la compagnie ne peut rien toucher sur les lieux de l’incendie et attend de rencontrer la Ville pour voir quelles sont ses intentions. «Je ne sais pas si la ville voulait la relocaliser», mentionne la dame.  

Pas un cas unique

Rappelons que le soir du 31 mai 2011, une grange qui se trouvait à 500 mètres de la maison Braerob a aussi pris feu. Toute trace de la grange a disparu en moins d’une semaine.

Pour sa part, une citoyenne du quartier, Lucie Marceau, soutient qu’il «Il y a beaucoup de gens qui sont fâchés de l’incendie, car on trouve qu’il y a beaucoup de coïncidences dans les dernières années».

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