Ouest-de-l’Île

Beaconsfield: un parc à chiens pour rassurer la population

Invoquant les «nombreuses attaques perpétrées par les pitbulls» relayées au cours des dernières semaines dans l’actualité et la crainte que ces dernières génèrent, Beaconsfield a décidé d’implanter un parc clôturé pour chiens tout près du Bois Angell afin de rassurer certains de ses citoyens inquiets de voir des chiens y déambuler sans laisse ou muselière. Coût du projet, 100 000$

Le secteur concerné est celui du «Triangle Luger», un petit champ possédé par la ville qui jouxte le Bois Angell au nord de l’avenue Elm. Il s’agit, depuis plusieurs années d’un endroit prisé par les propriétaires de chiens qui souhaitaient laisser leurs animaux déambuler sans contrainte, et ce, même si la ville l’interdissait.

Afin d’appuyer sa décision, le maire Georges Bourelle a expliqué lors du conseil de lundi que «nous formons une société tolérante, mais les nombreuses attaques perpétrées par des pitbulls relayées par les médias au cours des dernières semaines ont inquiété plusieurs citoyens».

La date des travaux afin de clôturer l’espace concerné n’est pas encore connue, bien que le maire ait évoqué «l’été» comme échéancier.

Les dimensions sont aussi inconnues mais la Ville donnera beaucoup d’espace aux propriétaires. Selon ce qui a été présenté lundi, le parc pourrait être plus grand qu’un terrain de football.

«Surveillance particulière»

D’ici à l’arrivée du parc, la municipalité entend être plus stricte et appliquer son règlement à la lettre dès le 1er juillet.

Le 15 juin, une pancarte a été installée sur le terrain avertissant la population qu’il est illégal de laisser un chien errer sans laisse sous peine d’amendes.

«Nous avons demandé à nos patrouilleurs d’accorder une surveillance particulière pour que les chiens soient tenus en laisse dans tous les lieux publics», affirme M. Bourelle.

Selon la conseillère Peggy Alexopoulos, une première amende pour avoir un chien en liberté coûterait 100 $ en plus de frais administratifs de 49 $. Une deuxième offense entraînerait une pénalité de 200 $ plus des frais de 71 $. Un troisième constat consécutif mènerait à une amende de 400 $ plus frais administratifs de 141 $.

Mécontentement

Présents au conseil, des propriétaires de chiens ont laissé savoir aux élus présents leur désaccord avec la décision prise par la Ville.

Ces derniers mentionnaient que l’endroit aide les chiens à socialiser en plus de les faire devenir de meilleurs animaux.

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