Marie-Pier Gagné
M.Roy se rappelle de la première visite de la citoyenne Barbara Lapointe, à une séance du conseil, il y a deux ans. «Elle nous a demandé d’obliger la stérilisation des animaux et de voir à leur provenance lorsqu’ils sont mis en vente», explique le maire.
Contrairement à ce qu’avance Mme Lapointe, le magistrat affirme que le conseil municipal est ouvert aux idées de la citoyenne, notamment en ce qui concerne la stérilisation. «On n’a pas encore pris de décision à cet effet, mais on est tous en faveur», précise le maire.
Réticence et malaise
En ce qui concerne la demande de Mme Lapointe d’empêcher les animaleries de vendre des animaux qui ne proviennent pas de refuges, M. Roy affirme ressentir un certain malaise.
«Il n’y a qu’une seule animalerie sur notre territoire. Si on fait passer un règlement à ce sujet, c’est comme si on faisait du «spot zoning», qu’on s’attaquait juste à un commerce, à une personne», explique-t-il.
«C’est une réticence au niveau juridique, continue l’élu. De base, on est d’accord, c’est certain, mais la réalité nous rattrape.»
Philippe Roy se demande aussi de quelle façon la Ville pourrait réussir à faire respecter un tel règlement. «Il me semble que c’est compliqué tout ça. Comment peut-on faire pour vérifier que tous les animaux vendus proviennent de refuges? Comment peut-on empêcher les gens de vendre des animaux sur des sites comme Kijiji? Ça devient tout un travail d’enquête et je ne crois pas que ce soit possible», conclut le maire de Ville Mont-Royal.
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