Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles

Fusillades : le milieu communautaire veut du concret

Les deux corporations de l’Est veulent être concertées et prises en considération.

Pour prévenir une aggravation de la violence armée chez les jeunes, les Corporations de développement communautaire de Rivière-des-Prairies et de la Pointe région Est de Montréal demandent un soutien financier annuel pour les organismes communautaires et de « privilégier les actions concertées dans la gestion de la crise actuelle. »

Si les deux CDC de l’Est de l’île de Montréal reconnaissent l’engagement de la Ville de Montréal dans la prévention de la violence chez les jeunes, le directeur général de la CDC de la Pointe Jonathan Roy demande aussi un investissement sur le long terme.

« Nous saluons les investissements en sécurité urbaine, mais il faudra pérenniser le soutien financier aux organismes pour que leurs actions s’inscrivent dans la continuité, sans quoi la problématique de violence risque fort de persister, voire de s’aggraver » explique-t-il.

Dans un communiqué, les deux corporations expliquent l’importance du travail des intervenants et des travailleurs de rue dans la prévention de la violence chez les jeunes.

Autour de la table

Les CDC de Rivière-des-Prairies et de la Pointe espèrent être consultées à la suite de l’annonce de l’opération Centaure dévoilée par le gouvernement du Québec. Celui-ci injectera 90 M$ dans la lutte contre la violence liée aux armes à feu.

Ce projet promet de « poursuivre la collaboration avec le milieu communautaire », peut-on lire dans le plan détaillé de ce dernier.

Dans un deuxième temps, les CDC saluent aussi le geste de l’arrondissement de RDP-PAT de former une concertation sur la sécurité urbaine.

« Les CDC sont prêtes à se joindre à cette nouvelle Table en sécurité urbaine et à y contribuer avec leur expertise et leur vision globale des enjeux locaux », affirme Karine Tremblay, directrice générale de la CDC RDP.

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