Près de 200 élèves de troisième secondaire de l’école secondaire Pointe-aux-Trembles (ESPAT) ont écouté les anecdotes et les conseils de l’ancien joueur professionnel de basketball Pascal Fleury, lors d’une conférence, le 15 décembre.
Pendant une heure, M. Fleury a raconté avec humour et entrain les épreuves qu’il a affrontées pour se rendre sur la scène professionnelle.
« Si on veut, on peut, a répété à de nombreuses reprises le conférencier. Un rêve ne se réalise pas en une seconde. Il faut travailler fort pour y arriver. »
En plus de parler de tous les obstacles qu’il a rencontrés pour être joueur professionnel, M. Fleury a aussi parlé des conséquences de ses actes. « Un soir, mes amis m’ont invité à une soirée. J’ai refusé. Ils m’ont traité de tous les noms. Quand vous refusez quelque chose à vos amis, ils vous insultent pour tenter de vous convaincre. Ce soir là, après avoir bu et fumé, mes amis sont allés dans un cimetière et ont saccagé des pierres tombales. Ils ont été arrêtés par la police », a raconté M. Fleury.
Les agents sociocommunautaires du poste de quartier 49 étaient présents lors de la conférence pour informer les jeunes de l’impact de leurs actions. « Un casier judiciaire ne s’efface pas, même si vous êtes mineurs. Il reste toujours une trace. Ça peut nuire à votre réputation tout au long de votre vie », a expliqué un des agents.
« La vie n’est pas un jeu vidéo. Il n’y a pas de bouton reset pour revenir en arrière. Si j’étais allé à cette fête, ma carrière se serait terminée là », a déclaré M. Fleury.
Après la conférence, le PDQ 49 a fait tirer 10 ballons orthographiés par l’ancien athlète. Pour les obtenir, les élèves devaient répondre à des questions au sujet de la conférence.
L’objectif de cette conférence était d’insuffler une motivation auprès des jeunes. « M. Fleury est un beau modèle pour nos élèves. Sa conférence traite de l’importance de se fixer des rêves. C’est d’actualité », exprime François Martin, directeur adjoint de l’ESPAT.
Une clinique sportive
Après la conférence, 37 élèves sélectionnés ont participé à une clinique de basketball offerte par M. Fleury. L’équipe de basketball féminine et des passionnés de ce sport étaient parmi les participants.
« Nous n’avons pas d’équipe de basketball masculin cette année. Cette clinique pourrait nous aider à la développer en donnant le goût de ce sport à nos jeunes », évalue M. Martin.
Après la clinique, un dîner a été organisé avec M. Fleury et les agents du PDQ 49. « Nous avons ciblé des jeunes avec des habiletés sportives. Ils n’ont pas tous un parcours parfait. Nous croyons que ce dîner pourrait leur procurer quelque chose, un sentiment d’appartenance à l’école ou le goût de s’impliquer à l’ESPAT, dans une équipe sportive par exemple », soutient le directeur.