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Rosemont–La Petite-Patrie

Souveraineté, laïcité et inégalités

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
À quelques jours du scrutin, quelques centaines d’électeurs se sont réunis au sous-sol de l’église Saint-Arsène, pour assister à la soirée électorale initiée par Coalition contre la pauvreté de La Petite-Patrie et Occupons le cœur de l’île.

Les organisateurs ont convié tous les candidats de la circonscription. Sur les six, deux ont décliné l’invitation, soit Cheraquie Auguste-Constant, du Parti libéral du Québec et Marc Boulanger, du Parti nul.

Lors de la soirée, Françoise David, de Québec solidaire (QS); Olivier Lacelle, d’Option nationale (ON); Louise Mailloux, du Parti québécois (PQ); et Paul Franche, de la Coalition avenir Québec (CAQ), ont répondu à 17 questions du public. Quatre thèmes se sont imposés, soit la souveraineté, la laïcité et les inégalités entre les hommes et les femmes.

Sur la question de l’indépendance du Québec, les représentants de QS, ON et PQ sont sur la même longueur d’onde : ils souhaitent voir la Belle province devenir un État souverain. Les moyens pour y arriver, quant à eux, diffèrent.

Mme David suggère la tenue d’assemblées constituantes pour plancher sur un projet de constitution. M. Lacelle propose de réaliser la souveraineté dès que possible, tandis que Mme Mailloux indique que celle-ci se fera quand les Québécois seront prêts.

Le candidat de la CAQ, pour sa part, affirme que sa formation n’est ni souverainiste, ni fédéraliste. Il estime que le Québec « n’est pas une des 10 provinces », mais plutôt une nation avec ses particularités.

Charte ou pas charte

La Charte de la laïcité a été un autre des thèmes chauds de la soirée. Mme David s’est dit en faveur d’une « charte consensuelle » qui rallierait toute la population.

M. Lacelle réfute « illusion de laïcité » proposée et souhaite que le débat tourne autour d’enjeux qu’il estime être passés sous le radar, soit la prière dans les conseils de Ville, les mesures fiscales pour les bâtiments religieux, etc.

Mme Mailloux, elle, a défendu le projet de loi proposé par le PQ, insistant sur le fait que les signes ostentatoires n’avaient pas leur place dans la fonction publique.

M. Franche, pour sa part, accuse le PQ d’avoir « prolongé le débat » sans raison et de l’avoir « poussé à l’extrême », disant que « tout le monde est d’accord sur ce qu’il faut faire ».

Quant aux droits des femmes, les quatre candidats présents ont dénoncé les inégalités qui persistent toujours.

Parmi les autres thèmes qui ont retenu l’attention lors du débat, notons la révision du mode de scrutin, l’environnement, le financement des organismes communautaires et le logement social.

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