Saint-Laurent

65 ans de football à Saint-Laurent

Joueurs de football

Alors que la saison bat actuellement son plein, l’association prévoit organiser un spectacle pour ses 65 ans.

L’Association de football amateur de Saint-Laurent souffle ses 65 bougies. Et aujourd’hui, elle doit s’adapter à de nouvelles réalités, telles que la montée des programmes de sports à l’école.

Le président de l’association, Shawn Daniels, a porté l’uniforme des Spartans de Saint-Laurent pendant cinq saisons à la fin des années 70. 

Même après son départ pour les rangs professionnels, il a toujours gardé un sentiment d’appartenance pour Saint-Laurent.

«Chaque année, je venais à la fin de la saison pour aider», souligne-t-il.

Pour l’entraîneur de l’équipe bantam, Steve Batsos, l’organisation est comme une famille. «C’est quelque chose que tu ne veux pas laisser», précise-t-il.

Popularité

Les inscriptions à l’association de football connaissent des années en dents de scie. Les catégories atome (7-8-9) et moustique (10-11) n’ont d’ailleurs pas d’équipe cette année.

L’entraîneur Mike Monaco prépare ses joueurs à l’entraînement.

Seules les catégories pee-wee (12-13), midget (14-15) et bantam (16-17) sont actives. 

L’arrivée d’un programme de football à l’école secondaire Saint-Laurent a aussi fait mal à la popularité de l’association.

«Quand le gouvernement donne de l’argent à des écoles, Saint-Laurent et d’autres équipes civiles perdent des joueurs», souligne l’entraîneur, Mike Monaco. Ce dernier a entraîné dans l’association pendant plus d’une décennie dans les années 80, pour revenir il y a environ cinq ans.  

Pour recruter, «on va dans les écoles, on parle avec les enfants», dit Steve Batsos.

L’association a d’ailleurs mis sur pied récemment un programme d’aide aux devoirs qui se tient la fin de semaine, dans le but favoriser la conciliation sport-études. Les équipes s’entraînent trois fois et ont un match par semaine. 

Les bénévoles donnent aux joueurs un coup de main pour les soutenir dans leurs études.

«Pas tout le monde a l’argent pour payer des tuteurs», souligne M. Batsos.

Le président de l’association, Shawn Daniels

Protection

Il va sans dire que le style du football a changé au cours des dernières décennies. Les joueurs sont moins exposés aux collisions que dans le passé. 

«Quand j’étais jeune, chaque soir de pratique, il y avait beaucoup de contacts, mais maintenant il n’y a presque rien», indique M. Daniels, qui a remporté la Coupe Grey dans la Ligue canadienne de football (LCF) avec les Roughriders de la Saskatchewan au début des années 90.

«Quand j’ai joué dans les années 70, je frappais un joueur et je voyais des étoiles. Dans le temps, on ne connaissait pas ça les commotions», se rappelle Mike Monaco.

Il y a quelques années, le test «baseline» a été instauré pour mieux diagnostiquer les symptômes. 

Tous les joueurs se soumettent à des examens mettant à l’épreuve leur concentration, équilibre et mémoire. Si un contact quelconque ébranle un Spartan durant une pratique ou un match, ces mêmes tests sont imposés et les résultats sont comparés.

Les entraîneurs sont aussi dans l’obligation de suivre une formation sur l’enjeu.

«La technique n’est la pas la même qu’avant où on utilisait le casque et les épaulettes», précise Shawn Daniels. Les contacts du football ressemblent maintenant davantage à ceux du rugby, alors qu’une plus grande partie du corps est utilisée.

On compterait un peu moins d’une dizaine de commotions cérébrales par année chez les Spartans.

La saison régulière se conclut vers la fin du mois d’octobre.

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