Saint-Laurent

Garder les jeunes de Saint-Laurent occupés durant le confinement

Carrefour jeunesse emploi

Les jeunes du Carrefour d’emploi pouvaient jusqu’à tout récemment participer à des ateliers sur l’estime de soi.

Les jeunes sont confinés à la maison auprès de leurs parents, alors que ce n’est pas l’envie qui manque d’aller prendre le grand air. Des intervenants de deux organismes jeunesse de Saint-Laurent veillent à les garder informés et occupés en cette période de pandémie.

Le Centre d’initiatives pour le développement communautaire l’Unité, qui rejoint tant les enfants que les adolescents, a réalisé un virage à 180 degrés vers ses plateformes numériques depuis le début de la crise.

Six intervenants, quatre pour les 8-12 ans et deux avec les 12-17 ans, sont présents quotidiennement sur Facebook, Instagram et Snapchat, où ils peuvent répondre aux questions des jeunes de Saint-Laurent. Des directs sont aussi organisés pour des quiz ou des parties de jeux de société.

À l’instar des artistes appelés à sensibiliser les jeunes à l’importance de limiter la propagation de la COVID-19, l’Unité s’est donné la même mission. «Les intervenants jeunesse ont une influence, mentionne la coordonnatrice Esther Brousseau. Il y a un travail de préparation pour avoir la bonne information, ce qui est pertinent de dire à des jeunes. On essaie de leur faire comprendre l’importance de rester à la maison.»

Certains jeunes sont plus ou moins au fait de l’actualité puisque les écoles sont fermées et que leurs parents travaillent aux services essentiels.

Quelques-uns sont approchés individuellement par les membres de l’Unité, notamment ceux plus vulnérables, comme les nouveaux arrivants.

Il peut être rassurant pour certains de voir leurs enfants en contact avec des personnes ressources sur les réseaux sociaux.

«Actuellement, on se concentre sur désennuyer les jeunes.»

— Esther Brousseau, coordonnatrice au Centre l’Unité

S’occuper

Le Carrefour jeunesse emploi (CJE) de Saint-Laurent a, lui aussi, pris le temps d’informer ses jeunes pour leur faire comprendre la gravité de la situation via les réseaux sociaux ainsi qu’avec des appels téléphoniques individuels ou en groupe.

La réorientation a été compliquée. «Nos jeunes sont habitués à ce qu’on les pousse à avoir un contact avec nous, qu’ils viennent au CJE et sortent de leur coquille, explique l’intervenante socioprofessionnelle Amélie Durand-Labelle. Avec ce qui arrive en ce moment, on leur demande de faire le contraire.»

Des ateliers via une application de visioconférence seront organisés éventuellement pour faire du yoga en groupe, notamment. Les jeunes seront aussi invités à s’impliquer activement dans la communauté, mais l’approche demeurera prudente.

«On est partagé entre dire aux jeunes d’aller faire du bénévolat et en même temps de respecter les consignes», souligne Mme Durand-Labelle.

De nouvelles activités, comme la visite de musées virtuels, le visionnement de spectacles d’humour en ligne, tenir un journal quotidien ou essayer des recettes de cuisine sont proposées aux jeunes.

L’organisation de certains projets du CJE, dont Départ@9 qui offre sur une période de six mois des ateliers sur le retour aux études ou encore l’employabilité, a été revue. Les discussions ont maintenant lieu de façon virtuelle.

Divertissements proposés

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