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Saint-Léonard

Ligne bleue : optimistes, mais vigilants à Saint-Léonard

Tout comme son homologue d’Anjou, le maire de Saint-Léonard, Michel Bissonnet, réitère que le prolongement de la ligne bleue du métro est essentiel au développement des arrondissements de l’est de Montréal. Il se dit toutefois confiant que Québec ira de l’avant.

« Je pense qu’il y a une volonté populaire et une volonté politique, affirme M. Bissonnet. Je suis optimiste, mais c’est sûr qu’il faut demeurer vigilant. Les arrondissements de l’Est, Saint-Léonard, Anjou et Saint-Michel, suivent le dossier de près pour qu’il continue d’être une priorité. »

L’arrivée éventuelle du métro dans l’Est est envisagée depuis la fin des années 70. Pourtant, en 2014, nous sommes encore loin d’une première pelletée de terre.

En 1984, le défunt Bureau des transports métropolitains (BTM) propose de créer la ligne bleue, qui se rendrait jusqu’à Anjou. Or, en 1986, le premier segment du nouveau tunnel s’arrête à Saint-Michel.

À la fin des années 80, le ministre des Transports de l’époque, Marc-Yvan Côté, revient à la charge et propose de prolonger la ligne bleue jusqu’à Montréal-Nord. Mais le dossier demeure au beau fixe.

Vingt ans plus tard, le premier ministre Charest annonce l’ouverture d’un bureau de projet pour étudier le prolongement des différentes lignes du métro de Montréal. Il est ensuite convenu que la ligne bleue serait la première bonifiée.

L’an dernier, l’ancien gouvernement péquiste fait de ce dossier une priorité. Il met alors sur pied un deuxième bureau de projet. Doté d’un budget de près de 40 M$, celui-ci doit déposer un plan de développement d’affaires.

Depuis, le projet chemine. Afin de freiner la spéculation foncière, le gouvernement procède à la mise en place des réserves foncières aux intersections visées par le prolongement. En janvier, l’AMT lance un appel d’offres afin de trouver une firme spécialisée pour faire des études sur le sol où seront construits les tunnels et les stations de métro.

Malgré ces quelques avancées, le maire d’Anjou craint encore que le projet puisse être mis sur la glace. Au quotidien La Presse, il a affirmé que le dossier du SLR sur le nouveau pont Champlain pourrait reléguer la ligne bleue au deuxième rang.

M. Bissonnet ne partage pas l’inquiétude de son homologue. Selon lui, le projet avance normalement.

« L’Agence métropolitaine de transport a un bureau de projet en collaboration avec le ministère des Transports du Québec. Leurs fonds sont sécurisés jusqu’au dépôt d’une présentation d’un dossier au conseil des ministres, en décembre 2015. Celui-ci détaillera tous les impacts et les stratégies. Il y des dizaines de millions de dollars qui sont déjà octroyés et même des travaux qui sont entamés. C’est très positif. »

Revitalisation de l’Est

Du côté de la Société de développement commercial de la rue Jean-Talon (SDC), on demeure convaincu que le projet finira par aboutir, mais on précise que le plus tôt sera le mieux.

« Je suis confiant, je sais que ça va arriver. En quelle année? Ça, je ne le sais pas. J’espère que ça ne tardera pas trop. Plus on attend, plus ça va être dispendieux. Si le métro avait été construit il y a quelques années, ç’aurait coûté moins cher que ça va finir par coûter », fait valoir Sylvain Tardif, directeur de la SDC.

Selon le tracé éventuel envisagé par Québec, deux stations de métro se construiraient en plein cœur du territoire de la SDC, sur l’axe de la rue Jean-Talon, aux intersections des boulevards Viau et Lacordaire.

« Si l’on regarde la carte et qu’on analyse la situation du transport en commun à Montréal, clairement, ça fait un bon bout de temps que le métro aurait dû être prolongé dans l’Est. Ça changerait le portrait économique du secteur. Ça lui permettrait aussi de garder ses jeunes, ceux qui déménagent dès qu’ils atteignent la vingtaine. »

La SDC travaille de concert avec les élus et les instances administratives afin de préparer le terrain à la venue du métro, notamment au niveau du redéveloppement et de la densification du territoire. Malgré le fait que rien n’est encore joué, l’association de commerçants poursuit son travail comme si l’annonce du prolongement de la ligne bleue était chose faite.

« C’est vrai que tant que ce n’est pas annoncé, et que les travaux ne sont pas entamés, tout peut arriver. Mais ça ne change pas notre travail. Par exemple, il faut ajuster la réglementation aux abords des endroits où il y aura des stations. Que le métro arrive en 2017, 2020 ou 2024, ça ne change pas grand-chose, il faut commencer le processus de revitalisation dès cette année », plaide M. Tardif.

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