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Cuisines collectives: cuisiner en groupe dans le Sud-Ouest

Le Regroupement des cuisines collectives du Québec (RCCQ) travaille à l’année dans le but de développer l’autonomie alimentaire des personnes vulnérables, mais le 26 mars est la Journée nationale du mouvement depuis maintenant 20 ans. Sa raison d’être est d’informer la population sur la définition d’une cuisine collective, ses principes et ses bienfaits sur la communauté.

«La cuisine collective est un bon moyen d’apprendre, de s’entraider et de trouver des moyens de s’alimenter sainement à faible coût», indique Nathalie Berthélemy, qui œuvre en sécurité alimentaire au sein du Club populaire des consommateurs de Pointe-Saint-Charles.

À l’instar du Comité d’éducation aux adultes de Saint-Henri et de la Petite-Bourgogne (CÉDA), de la Maison d’Entraide Saint-Paul & Émard et des Cuisines collectives Alpha, l’organisme situé sur la rue Mullins est membre du RCCQ.

«La cuisine collective est l’une de nos spécialités depuis près d’une cinquantaine d’années, renchérit Mme Berthélemy. Nous avons des groupes autonomes et d’autres en apprentissage».

Les habitués font tout de A à Z, de la planification du menu à la confection des repas, alors que les apprentis se contentent de cuisiner les ingrédients qui sont à leur disposition. «Ça leur apprend à cuisiner avec des aliments qu’ils n’utiliseraient peut-être pas normalement», ajoute-t-elle.

Au total, environ 30 personnes par semaine passent derrière les fourneaux du club pour cuisiner ensemble et quittent avec un sac rempli de plats à moins de 2$ la portion.

Bienfaits
Définie comme un petit groupe de personnes mettant en commun leur temps, leur argent et leurs compétences pour confectionner des plats économiques, la cuisine collective s’adresse à toute personne ayant à cœur la saine alimentation et souhaitant une meilleure qualité de vie.

Cette activité culinaire permet non seulement aux gens seuls de sortir de leur maison, de faire des rencontres et de tisser des liens d’amitié, mais valorise également l’autonomie en cuisine, ce qui permet aux personnes vulnérables de s’alimenter adéquatement.

La première Journée nationale des cuisines collectives s’est déroulée le 26 mars 1998. Après avoir reçu un don de mille chaudrons, le RCCQ a eu l’idée originale de les faire voyager partout au Québec afin de parler des cuisines collectives dans le cadre d’une journée spécialement destinée à ce mouvement.

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