Sur le territoire de Parc-Extension, 87 appels ont été logés au PDQ en lien avec ce type de délit, en 2013. Toutefois, de nombreux commerçants n’ont pas l’habitude de joindre les policiers lorsqu’ils constatent un vol, faussant ainsi l’exactitude des données.
« Quand je suis arrivé dans le secteur, j’ai fait une marche exploratoire du quartier. Certains commerçants me disaient qu’ils ne voulaient pas nous déranger quand ils se faisaient voler, étant donné que ce n’était qu’un petit montant. D’autres ignoraient même s’ils en avaient déjà été victimes par le passé », raconte le commandant Frappier.
Cette pratique, qui ne se limite pas aux frontières du quartier, doit prendre fin, affirme le policier, car elle encourage les contrevenants à poursuivre leurs crimes.
« Nous ne pouvons pas accepter cette situation, car nous voulons avoir un portrait le plus réel possible et on veut tenter que chaque auteur de délits soient poursuivi.
« Les commerçants doivent rapporter les crimes et il faut prendre position contre ceux-ci. S’ils banalisent le fait de se faire voler, ils vont continuer d’être une cible de choix pour les délinquants. C’est invitant pour un criminel, s’il sait qu’il n’y aura pas ou peu de conséquence », fait-il valoir.
Dans son plan d’action 2014, le commandant Frappier souhaite s’attaquer à cette problématique en augmentant la sensibilisation auprès des entrepreneurs.
« Les agents sociocommunautaires, l’agent de proximité ou des policiers dépêchés sur les lieux d’un vol pourraient conseiller les commerçants sur la sécurisation de leur entreprise, notamment sur la présence de caméras ou encore sur leur vitrine », souligne-t-il.