Environnement

Une portion de Suroît par derrière?

Vous vous souvenez de la centrale au gaz du Suroît qu’Hydro-Québec voulait construire à Beauharnois? Annuellement, elle aurait émis autant de GES que 600 000 voitures. Heureusement, un tollé populaire a eu raison de ce projet insensé.

Mais voilà que le ministère des Transports s’apprête à mettre l’équivalent de 115 000 nouvelles voitures sur la route : 30 000 transiteraient par un échangeur Turcot réaménagé, et 75 000 de plus emprunteraient le nouvel axe du pont de la 25 Sud et de la rue Notre-Dame rénovée. 

Cependant, tout ne va pas comme sur des roulettes pour la réfection de la rue Notre-Dame. Les coûts prévus ont littéralement explosé, passant de 750 M$ à plus de 1,5 G$! À tel point que la ministre des Transports, Julie Boulet, a décidé de tout stopper pour procéder à une réévaluation des coûts et peut-être même du projet.

Côté coûts, justement, ces deux projets engloutiront des sommes astronomiques, possiblement plus de 3 G$, soit plus que le double du CHUM, dont les coûts ne sont certainement pas stabilisés.

Pourquoi pas des infrastructures vertes?

Ne trouvez-vous pas bizarre que les autorités semblent se comporter comme si leur bourse leur permettait de mener de front tous ces projets sans se fixer de réelles priorités? On peut toujours argumenter qu’il est pertinent d’investir dans ces travaux d’infrastructures en période de ralentissement économique. Mais pourquoi ne pas prioriser des infrastructures vertes? Cela me semblerait assez pertinent au moment même où les trains de banlieue rendent la vie des usagers difficile.

Il y a aujourd’hui un consensus mondial selon lequel nous devons plafonner au plus vite nos émissions de GES et les réduire de 80 % d’ici 2050 si on veut éviter les dérapages climatiques.

Alors, faudrait bien s’y mettre, plus tôt que tard!

Articles récents du même sujet

Exit mobile version