Une rencontre importante débute demain à l’autre bout du pays, à Yellowknife, au Yukon, dans le cadre du Conseil canadien des ministres de l’environnement. Il s’agit donc d’une rencontre des ministres de l’Environnement des provinces, des territoires et du fédéral.
Vendredi, une large coalition de groupes environnementaux canadiens et québécois a fait parvenir une lettre à Line Beauchamp, ministre québécoise de l’Environnement, ainsi qu’à ses vis-à-vis des autres provinces. Cette lettre lui demande d’inciter ses collègues provinciaux à faire preuve de vigilance à l’égard de M. Harper ainsi que de faire pression sur le gouvernement fédéral dans le cadre de son plan de lutte aux changements climatiques et aussi en ce qui concerne la question des sables bitumineux.
Pourquoi? Parce que tout laisse croire que, encore une fois. M. Harper cherche à jouer au plus fin et à faire la partie belle à ses amis, les pétrolières de l’Ouest, notamment celle qui exploitent les sables bitumineux.
Stephen Harper n’avait pas le choix
Après les prises de position musclées du président américain Obama, disons que M. Harper n’avait guère le choix. Il s’est donc engagé à «travailler avec les gouvernements provinciaux ainsi qu’avec nos partenaires de façon à développer et à mettre en ouvre un régime nord-américain de plafond et d’échanges pour les gaz à effet de serre». (Discours du Trône, 19 novembre dernier)
Mais voilà, des informations fondées et persistantes veulent que M. Harper manouvrerait pour exclure les sables bitumineux de cet accord nord-américain ou, à tout le moins, leur accorder un «statut spécial».
Cela pourrait signifier que les émissions de GES causées par l’exploitation des sables bitumineux passeraient, au niveau actuel, de 40 millions de tonnes par année à 105 millions de tonnes en 2020, soit sensiblement plus que toutes les émissions de GES de tout le Québec!
Si les informations dont nous disposons sont exactes, cela pourrait signifier que les compagnies comme Cascades, Rio Tinto Alcan et des provinces comme le Québec qui sont en voie d’atteindre les objectifs de Kyoto seraient pénalisées financièrement afin de donner «un laissez-passer» aux sables bitumineux.Un peu de justice, SVP!