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QUÉBEC — L’impact des inondations qui touchent durement plusieurs régions du Québec se répercute jusqu’à l’Assemblée nationale, qui fera relâche mardi.

Fait exceptionnel en période de session parlementaire, le parlement sera donc désert mardi.

Il n’est d’ailleurs pas impossible que la relâche se poursuive pour le reste de la semaine.

Les parlementaires ont convenu à l’unanimité lundi qu’il valait mieux, en ces circonstances de crise, être aux côtés de leurs concitoyens et leur prêter secours mardi, au lieu de prendre place au Salon bleu, comme leur devoir l’exige.

Cela signifie qu’il n’y aura pas de période de questions mardi, ni aucun travail effectué en commission parlementaire, notamment pour l’étude des projets de loi.

Les réunions en caucus des différents groupes politiques, qui servent à peaufiner les stratégies du jour et préparer la période de questions à l’Assemblée nationale, sont aussi annulées.

En revanche, les députés devront en principe rattraper le temps perdu mercredi et jeudi, devant condenser en deux jours le travail parlementaire normalement échelonné sur trois jours. À moins qu’ils décident que leur présence dans leur circonscription est toujours requise.

Le premier ministre Philippe Couillard n’a pas fermé la porte à une suspension prolongée, indiquant lors d’une mêlée de presse que «des discussions vont avoir lieu entre les partis», à ce sujet.

Du même souffle, il a cependant rappelé un fait: «il faut aussi que l’État continue à fonctionner».

L’initiative de la suspension est venue de l’opposition péquiste. Le leader parlementaire de l’opposition officielle, le député péquiste Pascal Bérubé, a contacté le leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier, tôt lundi matin pour lui proposer de suspendre les travaux mardi, compte tenu du nombre très élevé de municipalités affectées par des inondations d’une ampleur jamais vue.

En vertu du règlement, une telle requête en suspension des travaux, qui survient très rarement, requiert cependant l’assentiment des 125 élus de l’Assemblée nationale.

M. Fournier a donc dû sans tarder faire parvenir cette proposition aux cabinets des leaders des groupes parlementaires et aux députés indépendants, qui ont tous acquiescé à la demande.

Ce fut «une belle démonstration de collaboration», a commenté M. Fournier, dans un communiqué.

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