OTTAWA — Négocier un traité de libre-échange «progressiste» avec la Chine représente «un défi», Pékin n’ayant pas exactement un bilan reluisant en matière d’environnement et de droits du travail, a reconnu mardi Justin Trudeau.

«On est en train de travailler, oui, sur un accord de libre-échange avec la Chine, mais on s’attend à ce que ce soit aussi un accord progressiste, et on a des demandes par rapport aux normes du travail, par rapport à l’environnement», a-t-il indiqué.

«Évidemment, les gens comprennent que c’est un défi de pousser ces enjeux-là avec un pays qui n’a pas toujours été à la hauteur de ces attentes», a ajouté Justin Trudeau en conférence de presse à Ottawa.

Les libéraux sont déterminés à «pousser ces enjeux» dans le but de signer un traité «pour améliorer les conditions tant au Canada qu’en Chine», a-t-il plaidé, citant en exemple l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne qui entre provisoirement en vigueur jeudi.

«Provisoire, mais déjà à partir de jeudi, plus de 90 pour cent de toutes les barrières tarifaires vont être éliminées entre le Canada et l’Europe, donnant accès à un grand marché de 500 millions de personnes», a tenu à mentionner M. Trudeau en réponse à une question sur la Chine.

Le gouvernement libéral a annoncé en septembre de l’année dernière avoir entamé des discussions avec le gouvernement chinois dans le but de conclure un accord de libre-échange, un processus qui prendra sans doute des années.

Dans l’intervalle, les deux pays — qui ont amorcé sous la gouverne de Justin Trudeau un réchauffement de leurs liens diplomatiques et commerciaux — se sont fixé comme objectif de doubler leurs échanges bilatéraux d’ici 2025.

Le chef conservateur Andrew Scheer s’est prononcé en défaveur d’un accord commercial entre Ottawa et Pékin, soutenant sur Twitter en avril dernier que «le libre-échange avec la Chine pourrait être dévastateur pour notre secteur manufacturier».

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