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QUÉBEC — L’ancien chef du Parti québécois (PQ) André Boisclair écope d’une amende de 2000 $ et d’une interdiction de conduire pendant un an pour avoir conduit en état d’ébriété en novembre dernier.

M. Boisclair était au palais de justice de Québec, jeudi, où il a plaidé coupable à trois chefs d’accusation: conduite avec capacités affaiblies, refus d’obtempérer et entrave à la justice.

Se tenant bien droit dans son complet bleu marin, il a déclaré au juge enregistrer son plaidoyer en toute connaissance de cause et sans pression indue.

L’ex-politicien, qui est âgé de 51 ans, a été arrêté le 9 novembre dernier sur la rue Saint-Joseph, à Québec, après avoir heurté un lampadaire avec son véhicule. Il avait passé la soirée dans un restaurant.

Arrivé au poste de police, il a refusé à plusieurs reprises de souffler dans l’appareil d’alcootest. Il a également tenté d’intimider les policiers, en les menaçant de porter plainte au comité de déontologie policière et de les poursuivre au civil.

Le jour même de son arrestation, M. Boisclair avait reconnu les faits sur sa page Facebook: «J’ai commis une importante erreur, j’en suis profondément désolé et je vais maintenant faire face à mes responsabilités en lien avec ce qui s’est passé», avait-il écrit.

M. Boisclair avait ajouté que sa vie allait pourtant «bien dans toutes ses facettes».

«Ma seule consolation est que la situation que j’ai causée n’ait pas eu de conséquences sur d’autres personnes que moi-même. Si une personne qui lit aujourd’hui ce message et se questionne ce soir après avoir pris quelques verres de sa capacité à conduire décide de s’abstenir, la présente publication aura eu son utilité», avait-il affirmé.

Jeudi, il a réitéré ce message dans une courte déclaration au sortir de la salle d’audience. «J’ai aujourd’hui assumé les conséquences de mes actes et je l’ai fait sans aucun artifice, a-t-il dit. Je suis aujourd’hui surtout soulagé qu’il n’y ait aucune autre conséquence que sur moi-même, personne d’autre n’a subi les conséquences de cette erreur que j’ai commise, et j’espère que cette histoire rappellera à tous qu’il ne faut jamais boire et conduire.»

M. Boisclair a obtenu la peine minimale pour les deux premiers chefs d’accusation. Il avait déjà fait un don de 2000 $ au refuge Lauberivière. En ce qui a trait au troisième chef d’accusation, celui d’entrave à la justice, le juge Gilles Charest s’est dit convaincu qu’il était dans le meilleur intérêt de M. Boisclair de lui accorder une absolution inconditionnelle.

L’ancien politicien, qui siège à l’heure actuelle comme président-directeur général de l’Institut de développement urbain du Québec, et qui n’a pas d’antécédents judiciaires, pourra donc continuer de voyager aux États-Unis, comme il le souhaitait.

«M. Boisclair dès le départ avait manifesté de la contrition, a déclaré le procureur de la Couronne, Jean-Philippe Robitaille, se disant satisfait de la peine. (Il) n’a pas bénéficié d’un traitement de faveur.»

André Boisclair a dirigé le PQ de novembre 2005 à mai 2007; il a été chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale.

Il a aussi agi, dans sa carrière, à titre de délégué général du Québec à New York en 2012-2013.

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