Archives Métro Daniel Boyer, président de la FTQ

MONTRÉAL — Le gouvernement du Québec peut et doit faire plus pour les 1030 lockoutés de l’Aluminerie de Bécancour, qui en sont à leur huitième mois de lock-out, estime le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Les 1030 travailleurs d’ABI, propriété à 75 pour cent d’Alcoa et à 25 pour cent de Rio Tinto, ont été mis en lock-out le 11 janvier dernier. Ils sont membres du Syndicat des métallos, affilié à la FTQ.

Devant ce conflit qui perdure et qui touche le plus gros employeur de la région, Québec a déjà nommé un médiateur, puis un médiateur spécial en la personne de l’ancien premier ministre du Québec, Lucien Bouchard. Il y avait également eu une rencontre au bureau de la ministre du Travail, Dominique Vien. Mais le conflit traîne en longueur.

«Je pense que le gouvernement peut faire davantage. Bien sûr, on ne souhaite pas d’imposition de conditions de travail — comme on ne le souhaite jamais — on ne veut pas de retour au travail forcé non plus. Mais je pense qu’on pourrait tenter certaines rencontres dans le but de faciliter les discussions et un retour plus productif à la table de négociation», a opiné le président de la FTQ, au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne, jeudi à Montréal.

Les lockoutés d’ABI devaient d’ailleurs venir manifester, jeudi en début de soirée, devant la tour de Radio-Canada où se tiendra le premier débat des chefs en campagne électorale.

Une rencontre en haut lieu a même été tenue, la semaine dernière à Pittsburgh, aux États-Unis, avec la multinationale.

M. Boyer rapporte que la rencontre a été «positive», mais il attend encore des résultats concrets à la table de négociation.

La direction de l’aluminerie continue à exploiter l’usine, mais à raison d’une série de cuves sur trois. Et elle continue de bénéficier d’un tarif d’électricité avantageux, déjà prévu dans son contrat avec Hydro-Québec.

La direction d’ABI, de son côté, a déjà fait savoir que cette usine devait devenir plus productive.

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