Samuel Harvey/monscoop@journalmetro.com Jacques Létourneau, président de la CSN

En 2013, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) entend combattre ce qu’elle appelle la «récession sociale». Pour ce faire, différents défis l’attendent.

  • À l’échelle fédérale

Lutter contre la guerre idéologique de Harper
Loi C377, votée en décembre 2012, oblige les syndicats à rendre publique toute dépense de plus de 5000$. «C’est une attaque frontale au mouvement syndical», croit Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Sous prétexte de transparence financière, il croit que certains se serviront de la loi pour remettre en question leur fonctionnement et leurs actions politiques. La CSN critique notamment le fait que cette loi ne s’applique pas aux associations patronales.

  • Au Québec

Lutte contre l’austérité
Le dernier budget du gouvernement péquiste a déçu la CSN. «[Le budget] est une politique d’austérité, on met l’accent sur le déficit zéro», a déploré M. Létourneau. Si la centrale est d’avis qu’il est légitime pour un gouvernement de chercher à équilibrer ses finances, elle ne croit pas que cela devrait se faire au détriment des conditions sociales et des services publics. La CSN souhaite un débat de société sur les services publics.

  • En tant que syndicat

Défendre son image et sa raison d’être
Selon la CSN, l’image et la pertinence du mouvement syndical sont attaquées. Mais M. Létourneau rappelle que 98% des conventions collectives renouvelése à la CSN le sont sans conflit de travail. La CSN espère par ailleurs que le printemps érable ait contribué à un rapprochement avec la jeunesse afin et que cette dernière se réapproprie le mouvement syndical. «Ce sont les travailleurs de demain», a indiqué le président. En 2013, la commission Charbonneau pourrait éclabousser les syndicats. La CSN rétorque qu’elle réagira en temps et lieu, mais précise qu’elle ne s’en inquiète pas.

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