OTTAWA — Gilles Duceppe critique la position «dogmatique» de Thomas Mulcair à l’égard de l’équilibre budgétaire, puisqu’en période économique difficile, cela ne se fera pas sans compressions, croit-il.

M. Mulcair réitère sur toutes les tribunes qu’il sera en mesure d’écrire un budget à l’encre noire pour la prochaine année financière si un gouvernement néo-démocrate est élu à Ottawa le 19 octobre.

«C’est une erreur, je pense, majeure. Ça va faire en sorte de ralentir encore plus l’économie», a signalé M. Duceppe en entrevue téléphonique.

Le chef bloquiste est d’avis que les Québécois en ont bien assez de l’austérité budgétaire. Selon lui, l’austérité du chef conservateur Stephen Harper, celle du premier ministre québécois Philippe Couillard et celle que M. Mulcair prônerait sont «du pareil au même».

En entrevue téléphonique, M. Duceppe a rappelé qu’Andrew Thomson, l’ex-ministre des Finances de la Saskatchewan qui défend désormais les couleurs du Nouveau Parti démocratique, a laissé entendre que des coupes pourraient être nécessaires pour l’atteinte du déficit zéro.

«Chose certaine, avoir une position dogmatique en visant absolument l’équilibre budgétaire, ça signifie qu’il y a des coupes, des compressions (…). Dans quel domaine se feront ces coupes? J’aimerais ça le savoir», a-t-il dit.

Le chef bloquiste n’a pas paru plus impressionné par la position des libéraux de Justin Trudeau qui, à l’inverse, ont indiqué qu’ils accumuleraient des déficits «modestes» jusqu’en 2019. M. Duceppe a critiqué le bilan de l’ex-premier ministre libéral Paul Martin pour avoir pigé dans la caisse d’assurance-emploi et s’est demandé si M. Trudeau adopterait la même méthode.

Enfin, interrogé sur les bévues de sa candidate dans Mégantic-L’Érable, VirJiny Provost, M. Duceppe a soutenu qu’elle a fait, comme bien des jeunes «l’erreur de mal utiliser les médias sociaux». Mme Provost avait répondu sur un site Internet qu’en cas d’attaque nucléaire, elle amènerait avec elle son «cell, un pénis, ben des chips». M. Duceppe passe l’éponge, jugeant que ce n’est pas «majeur».

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