Archives Métro Les vêtements de plein air contiennent souvent des PFC pour les imperméabiliser.

Affirmant avoir détecté des niveaux élevés de contaminants cancérigènes dans des vêtements et objets de plein air, Greenpeace exhorte des manufacturiers à éliminer les produits chimiques utilisés pour les imperméabiliser.

Dans une étude dévoilée lundi, le groupe dit avoir trouvé de hautes concentrations de PFC — des perfluorocarbures — dans des manteaux, des tentes, des sacs à dos et des sacs de couchage.

Ces produits sont fabriqués pour certaines des plus grandes marques de plein air, dont North Face, Arc’Teryx, Patagonia, Mammut et Columbia.

Seuls 40 articles testés ne contenaient pas de PFC, que l’on croit dangereux pour la santé humaine et environnementale. Aucun de ces articles n’est disponible au Canada.

North Face a commencé à effectuer des tests avec d’autres produits et s’est fixé l’objectif que tous ses tissus soient exempts de PFC d’ici 2020. C’est trois ans de plus que ce que demande Greenpeace.

La compagnie de Vancouver Arc’Teryx soutient que l’industrie s’est concertée en 2006 pour graduellement retirer les PFC les plus dommageables en utilisant des options de rechange qui, si elles sont imparfaites, sont un pas dans la bonne direction.

Patagonia affirme que d’autres produits testés perdent de leur efficacité et ont des durées de vie plus courtes, ce qui pose problème puisque chaque fois, le remplacement d’un vêtement comporte aussi un coût environnemental.

Dans une vidéo partagée sur le site web du groupe environnemental, l’organisme explique que des échantillons de neige et d’eau collectés aux quatre coins du monde ont révélé la présence de PFC. On ne précise pas, toutefois, d’où peut provenir ce produit, outre des imperméabilisants.

Dans le communiqué en français envoyé par Greenpeace, la Québécoise Mylène Paquette, la première personne de l’Amérique à traverser l’Atlantique Nord à la rame en solo, est citée, se rappelant son expérience.

«J’ai passé plus de quatre mois sur les vagues au milieu de l’océan Atlantique, j’ai vu de mes propres yeux que la pollution ne connaît pas de limites et que ses impacts se font ressentir toujours plus loin sur la planète. Les PFC sont de grands voyageurs eux aussi, bien qu’invisibles, ils sont malheureusement hautement dangereux et ils résistent à la dégradation», a-t-elle dit.

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