Mercredi soir, Metallica, qui était en ville… au circuit Gilles-Villeneuve, a montré encore une fois qu’il était indémodable.

Les chantres du thrash métal ont sans doute ravivé la rivalité entre Montréal et Québec. La capitale nationale avait offert un triomphe au groupe californien vendredi dernier, au Festival d’été. En retour, les musiciens lui ont offert une vidéo promotionnelle, en remerciement de l’engouement quasi fanatique des Québécois depuis plus de 35 ans. Et à Montréal, c’était comment? «C’est la soirée de ma vie, maintenant je peux mourir», a clamé un voisin de table, venu d’Abitibi juste pour eux.

En effet, Metallica a très vite trouvé ses repères sur une scène construite rien que pour le groupe. Sans toit, orientée vers Montréal – Saint-Lambert appréciera –, affublée de géants M et A, de deux énormes ballons gonflables à la signature du groupe, de cinq écrans muraux géants et d’une avancée dans la fosse, l’estrade était donc à l’image du quatuor: généreuse et extrême.

Promouvant son nouvel album Hardwired… to Self-Destruct, le groupe a débuté avec ses derniers titres, comme Atlas, Rise!, qui n’ont servi que d’amuse-bouche. Car les fans de la première heure étaient là pour entendre les indémodables Californiens. Et c’est sur les premières notes de For Whom the Bell Tolls que la foule a chaviré.

«Metallica s’en fout de qui tu es, d’où tu viens, de qui tu pries, de ce que tu manges. Nous sommes ici pour nos points communs, en famille pour célébrer la vie.» – James Hetfield, chanteur de Metallica

Sad But True, The Unforgiven ou encore Master of Puppets ont suivi, toujours repris en chœur par le parterre. Sur One, les lasers et quelques feux d’artifice ont ajouté à l’ambiance de front de guerre que dénonce le titre. En rappel, les emblématiques Fight Fire With Fire, Nothing Else Matters et Enter Sandman ont fini de faire vibrer les Montréalais.

Un des moments forts a été l’interlude pendant Now That We’re Dead avec quatre énormes tambours sur lesquels le groupe s’est échangé des coups de percussions.
S’en est suivi (Anesthesia) Pulling Teeth, un solo de basse de Robert Trujillo, sur des images de Cliff Burton, l’iconique bassiste du groupe mort en 1986 dans un accident de bus lors d’une tournée en Suède, que la foule a applaudi chaudement.

Les «Four Horsemen» du thrash métal ont échappé de peu à un déluge biblique. Peu avant leur entrée sur scène, le groupe de heavy métal Avenged Sevenfold a dû jouer sous une pluie battante.

Les artistes de Cincinnati avaient usé à outrance d’effets pyrotechniques pour réchauffer la fosse, à l’inverse de Metallica, qui, depuis la soirée maudite au Stade olympique le 8 aout 1992, refuse toute flamme sur scène. Ce soir-là, le groupe avait écourté sa prestation: James Hetfield avait été brûlé au second degré au visage et aux mains.

Le même soir, Guns’n’Roses avait aussi écourté son jeu, pour des raisons plus vaniteuses, poussant la foule à l’émeute. Espérons une conclusion moins chaotique, cette fois-ci, à l’occasion de son passage le 19 août sur le circuit Gilles-Villeneuve.

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