Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Keith Kouna, The Killers, Green Day, Coral Egan, PL Mafia et Carly Rae Jepsen.

Confirmation
Keith Kouna
Du plaisir et des bombes (4/5)

Keith Kouna, ex-leader de l’iconique formation rock de Québec Les Goules, poursuit sa route solo après ses très belles et folles Années Monsieur. Son deuxième effort, Du plaisir et des bombes, confirme sa place sélecte parmi les auteurs-compositeurs-interprètes les plus pertinents de sa génération. Résolument rock, teintées d’électro, les pièces ne sacrifient pas les textes à la mélodie, et nous l’en remercions. C’est le cas de Pas de panique, salve autodérisoire sur les caprices de vedette. La plume franche et habile de Keith Kouna prend tout son sens lorsqu’elle se fait mélancolique, comme sur la touchante Batiscan ou la pessimiste Napalm.
– Charles-Éric Blais-Poulin

Épique
The Killers
Battle Room (4/5)

The Killers reviennent en force avec Battle Born, leur quatrième album studio. Et le groupe de Vegas nous réconcilie – enfiiiin! –  avec ce à quoi il nous avait habitués à ses débuts : une explosion mélodique dès la première écoute. Si les gars reviennent au rock épique, c’est en y apportant une touche eighties qui nous rappelle qu’ils tirent leurs influences des pointures de cette époque, Duran Duran et The Smiths. Le quartet nous fait vibrer au son de guitares, de belles envolées mélodiques au synthé (The Ways it Was), de  ballades irrésistibles (Be Still), le tout porté par la voix de Brandon Flowers qui oscille avec aisance entre aiguës et graves. Un disque qui confirme que le groupe est là pour rester!
– Anicée Lejeune

!!!
Green Day
¡Uno! (3,5/5)

Et de ¡Uno! Pour le premier volet de leur trilogie, les pop-punkeurs délaissent les mélodies facilement transposables sur Broadway au profit d’un son Dookie doublé de guitares rock and roll (Loss of Control, la contagieuse Fell For You). Ainsi, les riffs sont évocateurs non seulement du passé de Green Day, mais aussi du passé des autres, dont les Clash et les Ramones (Sweet 16). Curiosité : le guitariste Jason White, qui tourne depuis des lunes avec la bande, est crédité au même titre que les trois membres fondateurs dans la pochette. Oh? En ce qui a trait aux textes, l’oreille sile au son de quelques rimes moches, et on aurait préféré ne pas tomber sur les mots «carpe diem». Mais sinon, c’est pas mal. Pas mal du tout.
– Natalia Wysocka

Bien entourée
Coral Egan
The Year He Drove Me Crazy (3,5/5)

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle est remarquablement bien entourée de ce qui se fait de mieux dans le milieu musical montréalais, Coral Egan : le batteur Robbie Kuster, le bassiste Mishka Stein (Patrick Watson) et le guitariste Warren Spicer (Plants and Animals) sont notamment de la partie. Et ça se sent. Les mélodies – plutôt pop que jazzy comme aux débuts de la chanteuse – sont riches, bien ficelées, solides. Mais Coral Egan elle-même y est pour beaucoup, puisqu’elle signe aussi des textes matures et sincères qu’elle enrobe de sa voix juste, chaude et profonde. Très réussi.
– Jessica Émond-Ferrat

Rassembleur
PL Mafia
Lendemain de veille (3/5)

Honte à ceux qui croyaient le punk-ska mort et enterré! Depuis plusieurs années déjà, PL Mafia porte le flambeau avec une énergie et une passion toujours renouvelées. Ayant joué un peu partout en Amérique du Nord et plus récemment en France, le groupe québécois chante avec une grande maturité les relations humaines et les jours passés en gang sur la route. Lendemain de veille est donc avant tout une affaire de party. Influence ska oblige, le punk rassembleur du disque est porté par une section de cuivres entraînante, qui évite (pour notre grand bonheur) l’exubérance un peu forcée des autres formations du genre. Moments forts : La dé­cadence, La prise de l’ours et Mon premier show.
– Maxime Huard

Inégal
Carly Rae Jepsen
Kiss (2,5/5)

Dans son deuxième opus, la chanteuse canadienne a troqué le pop folk contre le pop dance. Sa chanson Call Me Maybe fait fureur depuis quelque temps grâce à son rythme, à sa mélodie et à ses paroles accrocheuses. La première moitié de Kiss n’est pas si mal. On trouve quelques pièces entraînantes, telles Tiny Little Bow, More Than a Memory et Good Time (avec Owl City), qui joueront fort probablement dans les radios commerciales. Puis, ça se corse. Les dernières pièces manquent d’originalité. Les mélodies sont banales, et les paroles, insipides (plus que la première moitié du moins!). Petit conseil à Mlle Jepsen : ne touche plus à la techno!
– Rachelle McDuff

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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