Remporter l’événement principal des World Series of Poker et empocher la belle somme de 8,9 M$ n’était pas une fin en soi pour Jonathan Duhamel.

Le Québécois veut être davantage qu’une étoile filante dans le monde du poker. Il veut en devenir une des forces dominantes. Il parle de cela, et de bien d’autres choses, dans son premier livre Cartes sur table.

«J’ai toujours eu ce rêve un peu fou d’écrire un livre, a avoué Duhamel en entrevue à Métro. Grâce à ma victoire en 2010, j’ai été approché par Les Éditions de l’Homme et j’ai eu l’occasion de réaliser ce projet.»

En dépit de sa réussite, Duhamel ne tient rien pour acquis et sait qu’il a encore beaucoup à prouver. «Gagner un grand tournoi est extraordinaire, mais un joueur prouve davantage sa valeur dans la durée, affirme-t-il dit Quand les gens s’ajustent à ton jeu, tu dois apporter des changements à ta stratégie, t’améliorer et continuer à gagner.»

Il se souvient d’ailleurs que tout n’était pas rose quand il a débuté sa carrière. «Quand j’ai commencé, je n’étais pas un joueur gagnant. J’ai dû manger bien des croûtes… et des volées pour apprendre.» Il a tellement appris qu’il fait de plus en plus sa place au sein de l’élite. «J’ai gagné beaucoup de respect parmi les meilleurs joueurs au monde. Quand j’ai gagné mon bracelet, ils ne me connaissaient pas. Maintenant, ils savent que ce n’était pas qu’un coup de chance, que je suis un bon joueur.

Cartes sur table n’est pas un livre sur le poker comme tous les autres sur les étagères des librairies. Même s’il est question de stratégie de jeu, Duhamel a décidé de mettre l’accent sur les aptitudes à posséder pour devenir un bon joueur, tout en parsemant l’ouvrage d’anecdotes sur sa vie de professionnel, particulièrement sur son expérience à l’événement principal des World Series. «Ce n’est pas un livre de stratégie avancée, a expliqué son auteur. Je voulais que l’ouvrage s’adresse à tout le monde. Les gens qui ne jouent pas au poker vont tout de même y trouver quelque chose à se mettre sous la dent.»

Beaucoup de qualités
Persévérance, maîtrise de ses émotions, passion, prudence, et on en passe. Jonathan Duhamel considère qu’un joueur doit posséder beaucoup de qualités pour faire sa place dans l’univers difficile du poker. «Tous les joueurs ont des forces et des faiblesses. Quant à moi, ma grande force est mon sang-froid. C’est très difficile de me déstabiliser. Je reste calme, peu importe le déroulement d’une partie.»

Le Québécois ne décourage pas les gens de s’initier au poker, au contraire. Il croit toutefois que les néophytes doivent éviter certains pièges. «Le poker est un jeu d’argent. Tu dois donc être capable de bien gérer cela, a-t-il affirmé. Idéalement, il faut participer à des parties ou à des tournois qu’on a les moyens de se payer. Comme cela, gagne ou perd, on a du plaisir.»

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