Gens d’affaires ou animateurs de la CDEC se demandent si le gouvernement va se défaire de l’expérience acquise par les CLD depuis qu’ils ont été créés il y a dix ans.

«À peine 30% des entreprises survivent au-delà de cinq ans, indique Marc-André Perron, directeur de la CDEC. Nous pouvons dire que 75% de celles que nous accompagnons sont toujours là après la même période de temps.»

Avec les nouvelles annonces du maire Denis Coderre, M. Perron attend de voir comment les choses vont se concrétiser.

«Je suis optimiste, parce que je crois au modèle et je crois ce que dit le maire», assure-t-il. Cependant, il espère que le maire consultera les gens du milieu, même s’il comprend aussi que la Ville a besoin de temps pour mettre en place un scénario valable.

«La poussière n’est pas tombée bien basse encore pour pouvoir dire comment vont se dérouler les choses, indique Pierre Gagnier, maire de l’arrondissement. On va s’organiser autrement, j’en suis certain.»

Lui aussi ignore comment s’orchestreront les nouvelles relations avec l’ensemble des partenaires. Il n’exclut pas une réunion dans les prochains jours pour parler de cette nouvelle organisation.

M. Perron remarque qu’avec la coupe de 55 %, la réalité n’est plus la même.

«Des coupes c’est toujours douloureux, mais c’est un choix qui n’appartient ni à la Ville, ni à l’arrondissement», déplore M. Gagnier.

«Montréal aura un statut particulier», affirme Marie Montpetit, députée libérale de Crémazie.

Elle soutient le directeur de la CDEC et assure être en contact permanent avec lui.

«Je comprends les inquiétudes des gens de la CDEC et du milieu des affaires, mais ce sont des efforts budgétaires que nous devons faire pour les générations à venir», dit Christine Saint-Pierre, députée libérale de l’Acadie et ministre des Relations internationales et de la Francophonie.

Pour elle la nouvelle organisation permettra aux municipalités de faire appel à l’expertise des gens qui étaient dans les CLD.

«Il faut rassurer les gens de la CDEC et les gens d’affaires, insiste-t-elle. Je suis très consciente du travail accompli par la CDEC dans le quartier.»

«Il faut faire la distinction entre les CLD et les CDEC, nuance pour sa part Mme Montpetit. La réduction budgétaire est au niveau des structures et il y a des discussions au niveau de certains indicateurs. Il n’est pas dit qu’il y aura un impact financier à la baisse.»

Est-ce que l’enveloppe sera la même ou est-ce qu’elle sera augmentée?

«C’est en fonction des facteurs économiques du quartier, ce n’est pas simple», confie-t-elle.

L’élue provinciale dit comprendre l’appréhension qui prévaut dans le milieu économique local.

«Je pense tout de même que c’est une inquiétude prématurée», dit-elle.

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