Neuf ans après avoir causé un accident faisant deux blessés dans Hochelaga-Maisonneuve, un chauffard qui conduisait en étant d’ébriété vient de se voir condamné à une peine exemplaire et devra passer un an et demi derrière les barreaux suivi d’une probation de deux ans.

Ayant plaidé coupable à deux chefs de conduite avec facultés affaiblies causant des lésions corporelles, Éric Chartree, 35 ans, purgera une peine d’emprisonnement de 18 mois, suivi d’une probation de deux ans, avec l’interdiction pendant cette période de conduire un véhicule à moteur dans un endroit public.

C’est ce a tranché le juge Patrick Healy, le 6 avril dernier lors du prononcé de la sentence de M. Chartree. Une peine exemplaire, comme il se doit dans des cas semblables, si l’on se fie aux propos tenus par M. le juge.

Bris de probation
Les faits reprochés à M. Chartrée remontent au 7 février 2007 alors que, en état d’ébriété, il a fauché non pas un mais bien deux individus à l’angle des rues Hochelaga et St-Germain. À ce moment, l’accusé était même en bris de probation alors qu’il devait, entre autre, se garder de consommer toute boisson alcoolisée, à la suite d’une autre infraction.

Les deux victimes s’en sont tirées avec des blessures physiques importantes ainsi que des séquelles, bien que leur vie n’ai pas été mise en danger, souligne le juge. «Tout comme M. Chartree, les victimes ont été chanceuses», écrit le juge Healy, qui devait trancher entre une proposition de prison ferme ou une peine à purger dans la collectivité.

La défense plaidait dans cette affaire que l’accusé faisait désormais preuve de stabilité dans son travail et sa vie de famille, afin d’éviter l’incarcération mais cela n’a pas suffit à convaincre le juge d’opter pour une sentence plus légère.

« L’élément le plus troublant dans ce rapport concerne ses habitudes de consommation d’alcool » souligne le juge Healy.

Consommation d’alcool
Dans le résumé de sentence du conducteur, on peut en effet lire que la consommation d’alcool de l’accusé est à l’origine de nombreux démêlés avec la justice. À cet effet, le magistrat révèle que «le risque de récidive est toujours présent et, semble-t-il, ce risque est plus élevé si Monsieur Chartree consomme».

Ayant déjà passé des jours en cellule et payé quelques centaines de dollars d’amende pour divers délits, cet événement du 7 février est la plus importante infraction au dossier de M. Chartree.

L’accusé, qui avait 26 ans à l’époque, a eu plusieurs autres démêlées avec la justice dans les années suivantes, notamment en lien avec des bris de probation. Tel qu’écrit dans le jugement, «cette problématique de consommation a persisté bien après les événements dans les présents dossiers ».

C’est ce qui a fait pencher le juge dans sa décision, vu la gravité, la responsabilité et le risque de récidive de l’accusé. «La jurisprudence ne permet pas au tribunal d’abandonner les objectifs de dénonciation et dissuasion», a d’ailleurs fait valoir le magistrat.

Il est finalement écrit que les nombreux antécédents, non pas en semblable matière mais relativement au bris de probation concernant l’alcool, ont eu raison de toute la bonne foi que l’accusé a pu démontrer, notamment en plaidant coupable dans cette affaire.

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