John Parisella, insulaire qui a été dans l’entourage de plusieurs grands politiciens québécois du 20e siècle comme Robert Bourassa, Daniel Johnson et Claude Ryan, croit qu’il faut poser des «gestes affirmatifs» afin d’aider les femmes, les jeunes et les minorités à faire leur place en politique.

M. Parisella soutient d’ailleurs que le gouvernement fédéral de Justin Trudeau va dans la bonne direction dans cette matière, et que le nouveau premier ministre est un vent de fraîcheur.

«Pour moi, il est important qu’il y ait plus de femmes en politique. Je crois que c’est important pour la civilité du débat», a-t-il dit en conférence devant le Réseau Affaires Verdun le 24 mars.

Ce manque de civilité dans le monde politique actuel est ce qu’il déplore. Au fil de son discours, M. Parisella, il se remémore la qualité des relations entre opposants politiques à une certaine époque, et ce malgré les désaccords politiques.

«Il n’y a plus de civilité dans les débats en ce moment, c’est ce qui m’inquiète. Prenons par exemple les médias sociaux, cela devrait servir aux politiciens pour expliquer leurs positions, pas à attaquer leurs opposants comme on le voit.

États-Unis
M. Parisella, maintenant professeur invité de sciences politiques à l’Université de Montréal, croit que cette façon de faire est influencée par les États-Unis.

Il a par ailleurs commenté la course à la présidentielle présentement en cours. Même s’il croit qu’Hillary Clinton remportera les élections à l’automne prochain, il reconnait que Donald Trump est représentatif d’un phénomène en cours chez nos voisins du sud.

«Il y a une colère présentement aux États-Unis. Elle est exprimée, entre autres, par un antipoliticien qui est indépendant de fortune qui crie sur tous les toits. Au début c’était drôle, on aurait cru écouter une émission de Variétés. Il a fallu prendre ça au sérieux par la suite.»

Se disant optimiste de nature, M. Parisella croit que la tendance actuelle peut changer si on encourage la relève à prendre plus de place.

«Les jeunes d’aujourd’hui n’ont plus de frontières, ils se promènent partout dans le monde. Ils sont individualistes, mais ont des projets collectifs comme l’environnement en plus d’être ouverts à la diversité», affirme-t-il.

John Parisella est maintenant professeur à l’Université de Montréal. Son livre intitulé «La politique dans la peau» a été publié l’automne dernier et peut être trouvé en libraire.

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