L’ancien presbytère Saint-Jude, rue Saint-Denis, dans Le Plateau-Mont-Royal, deviendra le Livart, un centre d’arts intégrés. Ouvert à tous, il comprendra une galerie d’art, des ateliers d’artistes, une salle de réception et une école d’art. Il accueillera le grand public après sa cure de jeunesse, l’automne prochain.

Le projet est né de l’acharnement de deux jeunes entrepreneurs: Cindy Trudeau et Marc O’Brien-Miro. Depuis trois ans, ils luttent contre vents et marées pour réussir à mettre au monde leur projet.

L’art pour tous
«On a eu la chance de beaucoup voyager tous les deux et on voulait s’inspirer de ce qui se fait ailleurs, notamment à Beijing où des quartiers complets sont accessibles pour les arts. On veut créer un pôle de diffusion artistique», souligne M. O’Brien-Miro.

La galerie d’art sera ouverte à tous. Les artistes devront payer pour exposer, mais garderont la majorité des profits faits avec la vente des œuvres.

«On va seulement prendre 10%. L’idée, c’est de rendre l’art accessible au plus de gens possible», indique Mme Trudeau.

Préserver l’intégrité des lieux
Le Livart a voulu préserver le patrimoine du presbytère, tout en intégrant des éléments modernes.

«On a acquis la bâtisse, il y a six ans et à un moment, on voulait vendre, mais tous les promoteurs voulaient raser et faire des condos. C’est un endroit au charme exceptionnel, on voulait le préserver. On a donc eu l’idée du centre d’art», raconte Mme Trudeau.

La partie galerie est l’endroit où la transformation est la plus frappante. Des ouvertures ont été faites dans chacune des pièces fermées pour mener à une grande salle à l’arrière.

«On va tout peindre en blanc, mais préserver les boiseries. Il y aura des miroirs sur les côtés des ouvertures», cite en exemple M. O’Brien-Miro.

Un des architectes de SHED architecture, l’entreprise mandatée pour la transformation du presbytère, souligne que le moderne côtoie l’ancien.

«C’est un bâtiment plein de charme, plein de caractère. On voulait sentir que c’est un ancien presbytère, tout en s’assurant que les tableaux soient mis en valeur. On a donc décloisonné, parce que c’était toutes des pièces fermées, mais en même temps, on garde l’escalier monumental tel quel, on garde les foyers en bois et on préserve la baie vitrée», indique l’architecte associé chez SHED, Sébastien Parent.

Une cour ouverte sur la rue
La cour intérieure sera végétalisée et la clôture actuelle empêchant le grand public d’accéder à l’endroit, enlevée.

«On va mettre des arches pour marquer le coup et que ça incite les gens de la rue à entrer. Il y aura une cantine vitrée et on veut faire des soirées cinémas dans la cour. Déjà, à la Fête des glaces de la rue Saint-Denis, on va avoir un bar de glace pour commencer à animer l’endroit», mentionne M. O.Brien-Miro.

Le deuxième et le troisième étage seront réaménagés pour accueillir 11 locaux d’artistes.

Le premier sous-sol accueillera, pour sa part, une salle de réception et le second sous-sol recevra l’école d’art.

Le couple, qui a une fillette de trois ans et un garçon d’un an, a décidé de donner le prénom de leur fille, Liv, à leur centre d’arts multifonctionnel.

«On va avoir un garçon jaloux. Il va falloir faire un autre projet», dit Mme Trudeau en rigolant.

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