François Lemieux/Cités Nouvelles «Au tout début, On rock c'était comme une arcade pour les jeunes avec des tables de billard, de soccer et de hockey sur table avec un restaurant. Puis, on a vu qu'il y avait un besoin en sécurité alimentaire», raconte le fondateur et président d'On Rock, Kim Reid.

Les temps sont durs pour la banque alimentaire Services Communautaires On Rock, à Pierrefonds, qui doit composer avec la hausse du coût de la vie ainsi qu’avec l’arrivée en masse de réfugiés syriens. Pour répondre à la demande, l’organisme aurait besoin de plus de dons en nourriture et d’un entrepôt plus vaste.

Le fait d’avoir une liste d’attente de 40 familles représente une situation relativement inhabituelle pour l’organisme, qui existe depuis près d’une quinzaine d’années.

«Il y a 15 mois, on n’en avait pas. On n’a pas eu de liste d’attente depuis des années. On a de la misère en grande partie en raison du nombre grandissant de réfugiés qui arrivent. On obtient jusqu’à neuf inscriptions par semaine. Les ressources pour les aider ne sont tout simplement pas là», souligne le président et fondateur, Kim Reid.

De plus, le taux de don est en baisse.

«Notre entrepôt est plutôt vide en ce moment. C’est difficile. Avec le coût de la vie qui augmente, nos fournisseurs de denrées gardent de plus en plus leur nourriture. Dans des épiceries comme Provigo, on voit beaucoup de produits être mis en liquidation avant qu’ils ne soient donnés à des organismes comme nous. Ça n’arrivait pas avant», fait-il valoir.

Malgré tout, l’espace manque à On Rock. Faute de suffisamment de financement, l’organisme peine à pouvoir se payer davantage de mètres carrés.

«On sert environ 250 familles, près de 1 000 personnes. On vient de démolir une salle de bain et ça nous a donné 11 mètres carrés de plus. Ça va aider un peu. Pour louer l’espace additionnel nécessaire, il nous faudrait de 6 000 à 8 000 $ de plus par mois», indique M. Reid.

Réfugiés
M. Reid trouve très décevant d’avoir à mettre des gens sur une liste d’attente, surtout lorsqu’il s’agit de réfugiés. Il souligne qu’au rythme où ces derniers arrivent dans la région, cette situation met beaucoup de pression sur les organisations comme les Services communautaires On Rock.

«Ils arrivent sans meubles, presque pas de vêtements ni de nourriture. Le gouvernement leur donne un montant limité d’argent. Ils louent un appartement et doivent acheter des meubles et envoyer leurs enfants à l’école. Je déteste d’avoir à refuser des gens. On voit le découragement sur leurs visages alors qu’ils sont venus ici chercher de l’aide», précise M. Reid.

En plus de la banque alimentaire, On Rock offre des soupers communautaires et fournit des dîners à 35 enfants d’âge scolaire chaque semaine.

Pour plus d’infos
onrock.org

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