Tirée de Facebook «On ne lâchera pas, on ne lâchera jamais», lance le marguiller Paul Bouthillier, en parlant de la campagne de financement lancée en début d'année par les bénévoles de Sainte-Madeleine d'Outremont.

L’Église Sainte-Madeleine d’Outremont ce n’est pas qu’un bâtiment, c’est du patrimoine, une œuvre d’art et une communauté, vous diront les bénévoles qui se dévouent corps et âme pour amasser la somme nécessaire à la restauration de son clocher, soit 500 000$.

Jusqu’ici les bénévoles de l’église ont amassé près de la moitié du lot en organisant différentes activités afin de stopper le plus rapidement possible la dégradation importante du bâtiment.

Bien que les églises tendent à disparaître ou à changer de vocation sur le territoire de Montréal, la conseillère du district Joseph-Papineau, Céline Forget, comme le conseil de la fabrique, qui assure les tâches administratives de l’église, soutiennent «qu’il est primordial de conserver ce pan d’histoire d’Outremont».

«Il y a de très graves infiltrations d’eau provenant de défaillances du côté de la fenestration, ce qui dégrade les rosaces et les vitraux de Guido Nincheri», explique la marguillère, Marie-France Piché.

Construite en 1924-1925, la fenestration, la maçonnerie de pierre, les solins et les vitraux de l’Église Sainte-Madeleine d’Outremont, réalisés par le maître verrier Guido Nincheri en 1931, nécessitent désormais des réparations à hauteur d’un demi-million.

La première étape de la levée de fonds sur trois ans qu’ont entrepris les quelque 30 bénévoles de la paroisse en début d’année porte ses fruits, «même s’il n’est pas toujours facile de mobiliser les citoyens», selon Mme Piché.

Une vocation qui change
Ces bénévoles, dont les plus actifs sont les six membres du conseil de fabrique, cinq marguillers et le curé, comprennent que la fonction de l’église transcende désormais sa visée religieuse.

Le marguiller, Paul Bouthillier, indique qu’il n’est pas toujours facile de sensibiliser les gens, mais que l’aspect patrimonial et architectural rejoint davantage les citoyens.

«Il faut conserver ce patrimoine tout en trouvant de nouvelles fonctions à ce lieu de culte, souligne M. Bouthillier. On est un peu comme le centre du village et je crois que nous avons la même importance que nous avions il y a de cela près de 100 ans».

Les membres de la fabrique assurent que l’église est toujours le centre du village et qu’il faut donc y accueillir toutes les communautés et différents types d’activités.

Partie prenante du patrimoine religieux montréalais en raison notamment de la hauteur de son clocher, l’église a aussi été le premier projet d’envergure de Guido Nincheri, dont les vitraux se trouvent désormais dans quelque 200 établissements religieux en Amérique du Nord.

En 1909, un temple temporaire plus modeste que l’église actuelle a été conçu. Cette première église Sainte-Madeleine, la plus ancienne construite pour le culte catholique à Outremont, existe toujours et accueille maintenant une CPE, le long de l’avenue Duverger. L’église actuelle fut finalement construite en 1924-1925 et rénovée en 1954, après avoir été victime des flammes.

Dans le cadre de la campagne de financement, les bénévoles de Sainte-Madeleine organisent un concert donné par les chœurs du CHU Sainte-Justine et du Centre de réadaptation Marie Enfant, le 5 juin 2015, à 20h, à l’église Sainte-Madeleine d’Outremont.

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