Simon Aldrich, le clarinettiste solo de l’Orchestre Métropolitain, est natif du Luxembourg de parents d’origine néo-zélandaise. Il habite la métropole depuis près d’une vingtaine d’années. (Photo : gracieuseté)
L’Orchestre Métropolitain (OM) est maintenant un habitué de Rivière-des-Prairies, alors que près de la moitié de ses productions y sont présentées annuellement. À l’occasion du concert « Cinéma symphonique », qui sera présenté le 20 octobre, à la salle Désilets du cégep Marie-Victorin, le clarinettiste Simon Aldrich mènera une entrevue avec son chef d’orchestre, Simon Leclerc, au sujet de la musique de film.

M. Aldrich parle de M. Leclerc comme d’une sommité dans le domaine de la musique de film. Une heure avant le concert, soit à 19 h, M. Leclerc sera appelé à livrer ses impressions. Il dirigera ensuite, à 20 h, « Cinéma symphonique ».

« Il a passé six ans à Los Angeles en dirigeant l’orchestre de Paramount Pictures, qui est le grand orchestre qui fait toutes les bandes sonores, dit M. Aldrich. Simon [Leclerc] a dirigé la musique pour Star Trek. Donc, il a beaucoup d’expérience en studio. »

Cette expérience lui permettra de diriger parmi les grands classiques du répertoire de musique de film. Le programme de la soirée inclut la « Fanfare Fox », d’Alfred Newman, la « Suite Psychose » (Psychose), de Bernard Herrmann, « Les aventures de Robin des Bois », d’Erich Wolfgang Korngold, « La guerre des étoiles », de John Williams, et « La planète des singes », de Jerry Goldsmith.

Il a également beaucoup d’expérience en composition musicale, ajoute le clarinettiste. « Aussi, c’est un arrangeur sans pareil. Il a fait la musique pour Starmania et c’est un gars qui fait aussi beaucoup de studio.

« C’est la personne idéale pour diriger ces concerts et c’est la personne idéale pour faire une entrevue. »

M. Aldrich estime que la musique de film qui sera présentée se joue très bien sans image. « C’est pas de la musique en background comme dans les films ordinaires ou dans les émissions à la télévision », fait-il remarquer, comme on peut en entendre, par exemple, lors des poursuites en voitures.

« C’est vraiment la musique de film écrite par de vrais compositeurs. Ça parle beaucoup aux gens. C’est vraiment dans nos gènes quand on grandit avec cette musique. »

Information : 514 872-9814.

Jouer pour l’OM

Simon Aldrich travaille pour l’OM depuis près d’une vingtaine d’années. Après un doctorat en interprétation musicale, volet clarinette, à l’Université Yale (Connecticut), il a obtenu ce poste à Montréal. Le clarinettiste solo donne aussi des cours à l’Université McGill en plus de prendre part à l’orchestre de chambre Nouvel Ensemble Moderne, ce qui l’a amené à jouer dans plusieurs pays. L’OM, contrairement à l’Orchestre symphonique de Montréal, n’offre pas un emploi rémunéré stable. En ce sens, les musiciens sont embauchés comme « pigistes ». M. Aldrich se considère tout de même comme chanceux, lui qui connait des musiciens qui ont parfois dû passer 60 auditions avant d’obtenir une place dans un orchestre. « Ça prend une certaine personnalité et de la persévérance », conçoit-il.

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