Cinq vélos à assistance électrique en libre-service (VAELS) sont mis gratuitement à disposition d’employés de l’arrondissement de Saint-Laurent depuis quelques semaines. Le circuit, avec une station au métro Côte-Vertu et une autre aux ateliers municipaux, a réellement changé la vie d’une des utilisatrices du projet-pilote.

«C’est ce qui me manquait entre le métro et le travail», souligne Katherine Bassett, qui insiste sur les bienfaits psychologiques du vélo. «J’ai hâte d’arriver et de prendre le vélo, c’est un moment de plaisir.»

L’agente de protection en environnement, qui réside sur Le Plateau-Mont-Royal, utilisait auparavant l’autobus depuis la station Côte-Vertu pour rejoindre les ateliers municipaux sur le boulevard Cavendish.

«C’est seulement 15 minutes de moins grâce au vélo électrique, mais, sur un trajet d’une heure, cela fait une grande différence dans une journée», précise la maman de 35 ans.

Le projet-pilote de BIXI électrique a débuté le 15 août. Les participants, issus du comité AlterAuto formé d’employés municipaux, testent les VAELS jusqu’au 31 octobre. En plus des cinq vélos de Saint-Laurent, une vingtaine sont aussi en circulation à Montréal. Cet essai permet d’évaluer l’intérêt des usagers en prévision d’un éventuel déploiement à grande échelle.

Développés par la firme québécoise PBSC Solutions urbaines, les VAELS ont une batterie dans leur cadre et un moteur de 250 Watts. Cela permet une assistance au pédalage jusqu’à 25 km/h. La propulsion est proportionnelle à l’effort de l’usager.

«Je sens tout de suite la puissance, je n’ai pas besoin de pédaler fort pour monter les côtes», indique Mme Bassett.

Le projet-pilote permet également d’essayer plusieurs méthodes de recharge. Les vélos ont une autonomie de 60 km lorsque la batterie est pleine, ce qui demande quatre heures de branchement.

Essais
Pour venir à son travail, situé à une quinzaine de kilomètres de son domicile, Katherine Bassett a essayé plusieurs moyens de transport. «Avec mon vélo personnel [sans assistance électrique], c’est environ une heure de vélo. C’est assez fatigant et je ne me sens pas assez sportive pour le faire, notamment en cas de fortes chaleurs», explique-t-elle.

Mme Bassett a aussi tenté les véhicules en libre-service qui offrent un tarif travail, pour une utilisation de 10 heures consécutives en semaine. Cependant, la facture grimpe rapidement si on dépasse de quelques minutes.

Elle s’est donc rabattue sur le métro et l’autobus, une option acceptable, mais assez stressante. «Il faut partir plus tôt pour être à l’heure, au cas où le métro a du retard ou si l’autobus est plein», indique-t-elle.

Désormais, après 30 minutes de métro, elle prend un BIXI électrique pour une douzaine de minutes et arrive aux ateliers municipaux.

Pour Mme Bassett, le seul inconvénient du projet-pilote est qu’il est justement temporaire. Elle aimerait que tous puissent en profiter et confie qu’elle aura du mal à rendre sa carte de BIXI électrique fin octobre.

Pour plus d’infos
electrique.bixi.com

BIXI à Saint-Laurent
La Ville de Montréal a aussi fait l’achat de 1 000 nouveaux vélos en libre-service (VLS), sans assistance électrique, qui permettront d’étendre la zone desservie par BIXI l’année prochaine. Saint-Laurent accueillera quelques-unes des 60 nouvelles stations prévues.

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