(Photo: Sylvain Gagnon) Le futur emplacement des Serres du dos blanc, un projet novateur d’agriculture urbaine écologique.

Formée en 2009, la coopérative Les Serres du dos blanc vient de passer une étape cruciale à son implantation. En effet, le service de l’environnement de la communauté métropolitaine de Montréal lui a octroyé ces jours-ci un permis de principe relatif à l’assainissement de l’air pour ses futures installations de chauffage à la biomasse forestière. La coopérative qui espère récolter ses premiers légumes cultivés en serre sur les terrains du Cégep de Saint-Laurent au cours de l’hiver 2013 a entamé, lors de sa première assemblée générale du 16 avril, une campagne de recrutement des membres. À ce jour, une dizaine de personnes ont manifesté leur intérêt.

Les Serres du dos blanc est un projet novateur d’agriculture urbaine écologique, d’accessibilité alimentaire et de formation socioprofessionnelle qui intègre les principes de développement durable. Il s’inscrit parmi les huit projets issus d’une démarche de revitalisation urbaine intégrée (RUI), fruit d’une initiative lancée par la Ville de Montréal en 2006 dans le cadre de la nouvelle responsabilité municipale édictée par la Loi 170, laquelle vise l’élaboration d’un plan d’action en matière de développement communautaire, économique et social.

 

À Saint-Laurent, on a décidé d’intégrer le projet au quartier Hodge-Place Benoit. Pourquoi? Parce que le secteur est enclavé entre deux zones industrielles et aussi parce que la question de la sécurité alimentaire y est fondamentale vu la population très diversifiée culturellement. Des immigrants qui souvent, recourent aux services d’aide alimentaire, n’ont pas ou très peu de sources de revenus, sont peu intégrés à la vie québécoise, et plus particulièrement à la vie du quartier et aux services.

Un projet de développement durable estimé à 4 M$

« On a déjà récolté l’ensemble du montage financier provenant du privé, soit la moitié de la somme totale qu’on a de besoin pour instaurer le projet », explique Issiaka Sanou, chargé de projet au Quartier-21, l’organisme responsable des Serres du Dos blanc. D’ici l’hiver prochain, on devrait retrouver, à côté de l’actuel jardin communautaire du Cégep de Saint-Laurent, 10 serres pour un total de 6000 m2. On y fera pousser tomates, poivrons et des plants de basilic – tous biologiques – tandis que d’autres fines herbes devraient s’ajouter éventuellement aux cultures.

En plus d’être au service de la sécurité alimentaire, le projet favorisera l’intégration socioprofessionnelle des citoyens du quartier. Ultimement, il vise à développer une initiative locale qui aura pour effet d’encourager le lien social, la convivialité et enfin la participation des résidents et des entreprises à la vie de quartier.

 

Le Cégep de Saint-Laurent et le Collège Vanier sont partenaires du projet. Quant au Cégep, il a cédé gratuitement de son espace de terrain pour que le projet soit viable. Ainsi, une fois le projet bien rodé, l’entreprise d’économie sociale prévoit distribuer ses produits maraîchers à travers un réseau de points de chute compris dans un rayon de 25 km.

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