Collaboration spéciale/Synchro Canada Jacqueline Simoneau sera aux Jeux olympiques de Rio à partir du 14 août pour l'épreuve de nage synchronisée en duo, avec Karine Thomas.

La nageuse synchronisée de Saint-Laurent réalisera bientôt son rêve. En août, Jacqueline Simoneau sera à Rio après une série de compétitions où elle a notamment décroché l’argent au Japon.

«J’ai vraiment hâte d’être aux Jeux olympiques. Ce seront mes premiers et c’est quelque chose auquel j’aspire depuis que je suis toute petite», annonce l’athlète de 19 ans.

Originaire de Chambly, mais installée dans l’arrondissement depuis l’âge de 5 ans, Jacqueline prendra part à l’épreuve du duo disputée en trois phases du 14 au 16 août au centre aquatique Maria Lenk. Elle fera équipe avec la Gatinoise Karine Thomas, de huit ans son aînée, qui avait finie quatrième aux Olympiques de 2012.

«On vise vraiment le podium, mais pour avoir une médaille, ça prend une bonne performance. Pour moi, en tant qu’athlète, je vais donner la meilleure de moi-même dans la routine technique, ainsi que dans la routine libre», assure Simoneau.

Horaire chargé
Cette année est chargée pour Simoneau, qui s’entraîne quotidiennement de 7h le matin à 15h à la piscine du Stade olympique. «C’est comme un job à temps plein», affirme celle qui se dit encore surprise par le temps d’entraînement nécessaire en nage synchronisée.

Jusqu’aux qualifications en équipe au mois de mars, où les Canadiennes ont terminé quatrième, elle s’entraînait même jusqu’à 19h.

«J’étais vraiment triste après qu’on ne soit pas qualifié en équipe. On espère que, maintenant qu’on se concentre sur le duo, ça va nous donner une bonne chance de viser le podium cet été.»

Jacqueline Simoneau (1)

Nageant ensemble depuis 2014, Simoneau et Thomas ont remporté l’or aux Jeux panaméricains de Toronto l’été dernier, ce qui leur a garanti une place aux Jeux.

Elles ont obtenu la deuxième place au Japan Open de Tokyo il y a quelques semaines ainsi que des réactions positives, alors qu’elles présentaient pour la première fois leurs programmes olympiques, avant d’enchaîner les camps d’entraînement en Asie.

En juillet, ce sera le US Open en Californie suivi d’un dernier camp d’entraînement en Floride avant de s’envoler vers Rio.

«À l’approche des Olympiques, c’était très difficile de jumeler l’école avec la nage synchronisée, c’était très prenant et compliqué comme horaire à gérer. Après Rio, j’espère mettre l’accent sur l’école», affirme-t-elle.

Étudiante au Collège Vanier en sciences de la santé, Simoneau ne peut suivre qu’un cours présentement, mais espère pouvoir entrer en médecine au terme de sa carrière de nageuse.

Jadis en tête dans la discipline, le Canada avait accueilli la première compétition de nage synchronisée au monde en 1924 à Montréal, mais n’a pas remporté de médaille aux Jeux olympiques en duo depuis 1992. Avec un programme libre novateur, Simoneau et Thomas espèrent changer la donne.

Simoneau aime de la nage synchronisée…

  • Le fait que ce soit plusieurs sports en un, pour celle qui pratique aussi le plongeon, la gymnastique, le ballet, le trapèze et la natation.
  • L’aspect technique, alors qu’elle ne touche pas le fond de piscine et doit effectuer des figures en sortant son corps le plus haut possible hors de l’eau.
  • Le sentiment d’accomplissement : tout tient dans une routine de quatre minutes.
  • Le voyage, car le sport lui a permis de visiter une vingtaine de pays.

Plongeon ou nage synchronisée?

Alors que la jeune Simoneau essayait plusieurs sports au parc Bourbonnière sur le boulevard Cavendish à Saint-Laurent, les disciplines aquatiques ont retenu son intérêt. Elle s’est inscrite en plongeon à Pointe-Claire, mais a découvert du bout de la piscine la nage synchronisée, qu’elle a immédiatement voulu essayer.

Vers l’âge de 10 ans, deux compétitions de plongeon et nage synchronisée avaient lieu la même semaine dans des villes différentes. Par élimination, elle a choisi la nage synchronisée.

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