TC Media - Sophie Poisson Gilles LePage a fait des photos de la crise du verglas de 1998 qui ont notamment été publiées dans le journal de la Société d'histoire et de généalogie de Verdun.

Plusieurs Verdunois ont gardé des souvenirs de la crise du verglas de 1998, tant dans leurs esprits, que dans leurs enregistrements vidéo et leurs albums photo. La période a été vécue différemment dans l’ouest et dans l’est de l’arrondissement, mais des signes de solidarité sont apparus sur tout le territoire.

Il y a 20 ans, Jean-Marc Lacoste était un agent immobilier âgé de 48 ans qui vivait avec sa famille sur la rue Valiquette. Il affirme que la crise du verglas était inattendue et si les premiers jours étaient relativement calmes, des inquiétudes sont apparues au fil du temps, notamment en ce qui concerne l’infrastructure des bâtiments.

«Mon voisin avait une génératrice qui permettait de faire repartir le système de chauffage, ce qui faisait remonter la température dans la maison, temporairement puisque nous l’utilisions pour deux logements. Il se l’est faite voler dans la cour, mais un autre voisin nous en a prêté une petite portative», ajoute M. Lacoste.

Pour sa part, le Verdunois a proposé son logement en location à une connaissance qui habitait sur la rue Joseph et craignait l’effondrement de son toit à cause de l’accumulation de glace.

Sa plus grosse crainte était la panne générale d’électricité qui a finalement été évitée. Le seul dégât qui l’a touché pendant cette période est la perte de nourriture qui se trouvait dans son frigidaire.

«L’avantage a été le temps passé en famille et entre amis, souligne Jean-Marc Lacoste. On mangeait ensemble. On a aussi beaucoup joué à des jeux comme le Monopoly et les Magic cards

Est de Verdun
Si l’ouest de l’arrondissement a fortement été touché, l’est a été majoritairement épargné.

«Je suis un optimiste alors je ne me suis pas inquiété, souligne Gilles LePage qui habitait sur la rue Evelyn, proche de la rue Régina. Au final, j’ai peut-être manqué douze heures d’électricité sur les dix jours.»

À l’époque, il était âgé de 49 ans et travaillait comme opérateur de machinerie à la gare Centrale. Tout au long de la crise, sa situation lui a permis de se rendre au travail et ses enfants ont aussi pu aller à l’école.

«J’ai abrité ma sœur qui demeurait à Châteauguay dont les habitants ont été beaucoup plus touchés. Les amis qui résidaient proche de chez nous, mais qui avaient perdu l’électricité venaient également manger chez nous», ajoute M. LePage.

La crise du verglas a débuté le 5 janvier avec près de 2 centimètres de pluie verglaçante et le déglaçage des bâtiments du centre-ville a eu lieu le 15 janvier.

Pour découvrir la vidéo réalisée par M. Lacoste.

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