S'entraider pour préparer des recettes délicieuses, nutritives et économiques.

Cuisines et vie collectives Saint-Roch  ne répond plus à la demande, notamment, en matière de dépannage alimentaire, depuis son déménagement dans ses nouveaux locaux, en novembre dernier. Plus de 80 personnes sont en attente d’une place pour faire partie d’un groupe de cuisine.

«Nous sommes dans l’un des quartiers les plus pauvres au Canada, alors la demande n’a rien d’étonnante, mais il y a une forte augmentation depuis que nous avons des locaux fixes. C’est certain que lorsque nos participants font des recettes en groupe, ils obtiennent des portions à environ 1,25$ de nourriture santé, ce qui est alléchant en soi», indique la coordonnatrice de Cuisines et Vie collectives Saint-Roch, Gloria Fernandez.

Actuellement, l’organisme accueille 12 groupes et ne peut en constituer plus, faute de ressources.

«Lors de nos débuts, il y a 23 ans, nous avions eu une subvention au démarrage de la part de Centraide qui nous permettait d’avoir une trentaine de groupes.  Ce n’est plus le cas aujourd’hui, ce qui réduit nos effectifs. Nous avons deux animatrices rémunérées temps plein et deux autres bénévoles», souligne Mme Fernandez.

Pour la coordonnatrice, cette popularité s’explique par le fait que l’équipe crée un lieu d’appartenance pour les participants.

«Nous avons développé une expertise en jumelant francisation et cuisine collective. Ça permet aux nouveaux arrivants de se familiariser avec la culture d’accueil, d’apprendre le français, mais aussi de développer un réseau social. Ce n’est pas rare qu’ils s’aiguillent pour des offres d’emplois, trouver une garderie pour leurs enfants ou un docteur qui prend encore des patients. Je suis un exemple vivant que ça fonctionne», mentionne Mme Fernandez.

Faire plus avec moins
Les Cuisines et Vie collectives Saint-Roch ne se contentent pas d’apprendre à faire des recettes en groupe, pour économiser, ils apprennent à faire plus avec les mêmes revenus.

«On travaille à améliorer la condition de nos membres de façon générale. Nous acceptons d’offrir du dépannage alimentaire, seulement à condition que les gens acceptent de suivre nos formations alimentaires, qui touchent aux questions de budget, d’économies à réaliser avec les coupons-rabais, d’achats en fonction des saisons et ainsi de suite. Certains sont pauvres, mais achètent une grosse télé ou des objets de marque pour les enfants», explique la coordonnatrice.

En apprenant à mieux gérer leurs ressources, les participants réussissent à mieux vivre, avec les mêmes revenus, ce qui stimulerait la participation, croit l’organisme.

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