Une ex-journaliste canadienne s’est jointe aux femmes accusant le controversé candidat à la présidence américaine, Donald Trump, d’agression sexuelle.

Dans un texte publié tard mercredi soir par le magazine «People», Natasha Stoynoff — qui travaillait auparavant pour les journaux «Toronto Star» et «Toronto Sun» — affirme avoir été plaquée contre un mur et embrassée de force par le candidat républicain, alors qu’elle préparait un article à son sujet pour le magazine, en 2005.

Les allégations de Mme Stoynoff et d’au moins trois autres femmes quant à l’inconduite sexuelle de M. Trump surviennent moins d’une semaine après le dévoilement d’un enregistrement ayant éclaboussé l’homme d’affaires milliardaire. On peut y entendre M. Trump soutenir que grâce à sa célébrité, il peut se permettre d’empoigner les organes génitaux des femmes qu’il convoite.

Donald Trump s’est depuis excusé à plusieurs reprises, expliquant qu’il ne s’agissait que d’une «conversation de vestiaire».

Lors du débat présidentiel de dimanche, M. Trump a nié avoir commis les gestes vulgaires dont il se vantait dans l’enregistrement.

Natasha Stoynoff dit avoir été affectée à la couverture de presse de M. Trump dès le début des années 2000. Elle travaillait alors pour le magazine «People», dont elle avait joint l’équipe dix ans plus tôt.

Elle traitait donc de son émission «The Apprentice» et a même figuré parmi les invités à son plus récent mariage.

Mme Stoynoff rapporte avoir été agressée par le magnat de l’immobilier alors qu’elle s’était rendue à son domicile en Floride pour mener une entrevue à l’occasion du premier anniversaire de son mariage avec Melania Knauss.

«Nous sommes entrés seuls dans cette pièce, et Trump a fermé la porte derrière nous. Je me suis retournée et, en l’espace de quelques secondes, il m’a plaquée contre le mur et m’a enfoncé sa langue au fond de la gorge», rapporte l’ancienne journaliste. Il lui aurait ensuite dit qu’ils auraient une relation extraconjugale, tandis que sa femme — alors enceinte — se changeait à l’étage.

Jeudi matin, le candidat dans la course à la Maison-Blanche a balayé d’un revers de main le témoignage de Mme Stoynoff. Il a nié ces allégations en écrivant sur Twitter: «Pourquoi l’auteure d’un article datant de 12 ans dans le magazine People n’y a-t-elle pas fait mention de « l’incident »? Parce que ce n’est pas arrivé!»

L’actuelle rédactrice en chef du magazine, Charlotte Triggs, soutient que le silence de Mme Stoynoff était motivé par la peur. À l’époque, elle n’aurait demandé qu’à être réaffectée à d’autres tâches.

Mme Triggs insiste sur le fait que ses allégations ont été prises au sérieux par le magazine et étudiées de manière approfondie avant leur publication.

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