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NEW YORK — Les patrons des plus grandes entreprises publiques ont obtenu une augmentation de 8,5 pour cent l’an dernier, éclipsant les gains salariaux du travailleur type et portant à 11,7 millions $ US le salaire médian des PDG.

L’augmentation de salaire correspond à la hausse que les PDG ont reçue en 2016, selon les informations salariales, boursières et autres données de rémunération analysées par Equilar pour l’Associated Press.

Dans l’ensemble de l’indice élargi S&P 500, le PDG typique a fait 164 fois le salaire médian de ses employés, selon l’analyse d’Equilar.

Étant donné que le gouvernement américain a laissé aux entreprises une marge de manœuvre importante pour calculer la rémunération médiane de leurs travailleurs et que certaines industries dépendent fortement des travailleurs à temps partiel, les ratios de rémunération des PDG sont imparfaits et compliquent les comparaisons. Malgré une certaine résistance, le Congrès a forcé les entreprises à publier les données comme moyen de mettre en lumière l’inégalité des revenus.

Les détracteurs parmi les groupes d’affaires, les universitaires et les conseillers en rémunération affirment toutefois que le ratio peut donner une fausse impression. Par exemple, certaines entreprises excluent certains de leurs travailleurs étrangers moins bien payés, ce que permettent les règlements. Et les entreprises avec de grandes équipes de travail à temps partiel montreront une plus grande disparité entre la rémunération du PDG et la rémunération médiane.

Chez Yum Brands, le salaire de 12,3 millions $ US du PDG Greg Creed était 1358 fois plus élevé que la médiane de l’entreprise de 9111 $ US. L’employé qui gagnait ce montant, sur une base annuelle, travaillait à temps partiel dans un restaurant Taco Bell.

Même chez United Rentals, où la rémunération médiane était de 77 127 $ US l’année dernière, un travailleur aurait besoin de 166 ans pour égaler les 12,8 millions $ US en compensation que le PDG Michael Kneeland a empochés l’année dernière.

Jusqu’à présent, les actionnaires semblent confortables avec la rémunération des PDG. Chez Yum Brands et United Rentals, plus de 95 pour cent des actionnaires ont approuvé le salaire de leurs PDG l’année dernière. Le titre de Yum Brands est en hausse de 31,1 pour cent et celui de United Rentals de 62,8 pour cent, qui explique probablement ce soutien.

Les conseils d’administration expliquent qu’ils associent davantage la rémunération de leurs dirigeants à la performance de l’entreprise, et qu’ils doivent payer ce que le marché exige pour garder des cadres talentueux.

LE TOP CINQ

Le PDG le mieux payé selon l’analyse d’Equilar était Hock Tan de Broadcom, qui a empoché 103,2 millions $ US. La grande majorité de la rémunération de M. Tan a pris la forme d’une attribution d’actions, évaluée à 98,3 millions $ US. Il recevra les actions si le titre atteint certaines cibles de performance au cours des quatre prochaines années. La société a expliqué que le salaire de M. Tan ne sera «exceptionnel que si notre (rendement des actions par rapport à d’autres sociétés) est exceptionnel».

Leslie Moonves, de CBS, était le deuxième PDG le mieux payé. Il a engrangé 68,4 millions $ US, y compris une prime de 20 millions $ US. L’action de CBS a chuté l’an dernier, mais le conseil d’administration de la société a souligné que CBS produisait plus de contenu de qualité là où elle détenait une participation, entre autres réalisations.

Le numéro 3 était W. Nicholas Howley chez TransDigm, qui conçoit et fabrique des composants d’avions. Il a gagné 61 millions $ US, dont 51,2 millions $ US en paiements de la société sur les options d’achat d’actions qu’il détient, comme si elles avaient généré des dividendes. M. Howley, le cofondateur de Transdigm, a quitté son poste de PDG le mois dernier et est devenu président exécutif.

Jeffrey Bewkes de Time Warner était le quatrième PDG le mieux payé à 49 millions $ US. Time Warner a redéfini ses formules de rémunération pour les dirigeants suite à l’acquisition d’AT&T, qui a été annoncée en 2016, mais attend toujours l’approbation du gouvernement. M. Bewkes a reçu des actions restreintes évaluées à 32 millions $ US.

Le numéro 5 était Stephen Kaufer, de TripAdvisor, à 43,2 millions $ US. Il a reçu des octrois d’options et d’actions restreintes d’une valeur de 42,1 millions $ US, et la société a déclaré ne pas s’attendre à lui accorder une autre attribution d’actions à titre de rémunération incitative à long terme avant 2021.

LES PDG GAGNENT COMBIEN DE PLUS?

C’est la première année que les entreprises doivent déclarer la rémunération médiane de leurs employés. La médiane est le point médian de l’échelle salariale. Dans l’ensemble du S&P500, la rémunération médiane de l’année dernière était de 70 244 $ US, selon Equilar.

C’est plus élevé que le salaire moyen de tous les travailleurs américains, à 47 792 $ US, parce que le S&P500 est bourré de multinationales. Le salaire médian de l’année dernière pour les États-Unis n’est pas encore disponible.

Les entreprises des secteurs de la pharmacie, de la technologie et de l’énergie se situaient au sommet du S&P500 en matière de rémunération des travailleurs. Chez Facebook, par exemple, la rémunération médiane était de 240 430 $ US.

Au bas de l’échelle se trouvaient les détaillants et les chaînes de restauration rapide, qui ont tendance à avoir plus de travailleurs à temps partiel.

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Le top 10

1. Hock Tan, Broadcom, 103,2 millions $ US (+318 pour cent)

2. Leslie Moonves, CBS, 68,4 million $ US (aucun changement)

3. W. Nicholas Howley, TransDigm, 61 million $ US (+223 pour cent)

4. Jeffrey Bewkes, Time Warner, 49 millions $ US (+50 pour cent)

5. Stephen Kaufer, TripAdvisor, 43,2 millions $ US (+3400 pour cent)

6. David Zaslav, Discovery Communications, 42,2 millions $ US (+14 pour cent)

7. Robert Iger, Walt Disney, 36,3 millions $ US (-11 pour cent)

8. Stephen Wynn, Wynn Resorts, 34,5 millions $ US (+23 pour cent)

9. Brenton Saunders, Allergan, 32,8 million $ US (+693 pour cent)

10. Brian Roberts, Comcast, 32,5 millions $ US (-1 pour cent)

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