Combien de fois avez-vous entendu un chef d’entreprise ou un responsable des ressources humaines dire «je n’embauche que les meilleurs»? Moi, je l’entends chaque semaine! Par pure considération mathématique, c’est impossible: il n’y a tout simplement pas tant de «meilleurs» que ça!

Ce que ces dirigeants veulent dire en fait, c’est qu’ils embauchent les meilleurs candidats ayant postulé. Et devinez quoi? C’est ce que font toutes les entreprises du monde!

En théorie, lorsqu’une entreprise cherche un nouvel employé, elle écrit une offre d’emploi, elle la publie sur plusieurs sites internet et les réseaux sociaux. Puis, les candidats envoient leur curriculum vitae et leur lettre de présentation. Les ressources humaines font le tri, retiennent les candidatures qui ressemblent le plus au profil recherché et réalisent les entrevues. Au bout du compte, c’est effectivement le meilleur candidat qui décroche l’emploi.

C’était la théorie. Voici la pratique.

Lorsqu’une entreprise cherche un nouvel employé, elle écrit une offre d’emploi. La personne responsable publie cette annonce dans son réseau et demande des recommandations de candidats qualifiés. Ceux-ci manifestent leur intérêt. Ils ne cherchent peut-être même pas un emploi, mais l’occasion est trop intéressante pour la laisser passer. Des rencontres ont lieu autour d’un café ou d’une bière. L’annonce est publiée sur les sites d’emploi, car les ressources humaines insistent. Les candidatures «traditionnelles» arrivent, mais elles ne sont pas vraiment considérées. En effet, les liens tissés avec ceux ayant été invités à prendre une bière ou un café  à l’étape précédente sont déjà forts. En définitive, les buveurs de café et bières sont embauchés.

Conclusion: si vous n’êtes pas dans le bon réseau, vous n’avez pas le job. Il ne s’agit donc pas du «meilleur candidat», mais bien du «meilleur candidat qui fait partie du bon réseau et qui avait soif ce jour-là».

N’allez pas vous étonner de la situation. Tout le monde ou presque en est coupable!

On manque tous de temps alors on se tourne vers son réseau. C’est gratuit, rapide et ça demande un minimum d’effort, mais ce n’est pas stratégique. Au final, vous allez recruter une personne qui sera votre copie, puisqu’elle provient de votre réseau.

«Embaucher votre clone signifie embaucher quelqu’un qui a les mêmes compétences que vous, a écrit l’auteure Jessica Stillman, dans le site Inc.com. Pour la plupart d’entre nous, notre cercle de contacts est fortement axé sur les gens de notre industrie. Si vous possédez une startup, il est probable que la plupart de vos contacts se trouvent dans ce domaine. Donc, quand vous faites passer le mot que vous embauchez, vous êtes susceptible d’obtenir beaucoup de références de personnes de votre industrie, peut-être même des gens avec qui vous avez déjà travaillé.»

Vous pourriez au contraire décider d’embaucher une personne qui ne vous ressemble pas, une femme par exemple. Ce serait une superbe idée, car on sait à quel point la diversité est bonne pour les affaires.

L’idée n’est pas d’embaucher des femmes simplement parce qu’elles sont des femmes, mais parce ce qu’elles sont très bonnes dans leur domaine.

Et si vous n’arrivez pas à attirer des candidatures féminines, mettez-vous des objectifs clairs et publics. Ça s’appelle la discrimination positive et c’est la solution que je recommande.

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