Maxime Coursol

Après plusieurs mois de construction et d’ajustements, l’usine de la microbrasserie St-Arnould, à Mont-Tremblant, est enfin 100% opérationnelle.

C’est avec un enthousiasme flagrant que le propriétaire des lieux, Sylvain Robitaille, a fait visiter ses installations à L’Information du Nord. L’usine, d’une bonne superficie, compte un entrepôt, un moulin à malter, de nombreuses cuves et fermenteurs, sans oublier l’embouteilleuse, que l’entrepreneur qualifie de «bijou».

«On est passé d’une petite microbrasserie à une «micro» moyenne.» – Sylvain Robitaille, propriétaire du St-Arnould

«D’habitude, l’embouteillage, c’est le calvaire du brasseur. C’est tout le temps brisé, des bouteilles sont mal remplies ou explosent. Avec cette nouvelle machine, c’est fantastique. Elle est digitale, tu peux donc contrôler de façon très serrée les paramètres: le débit, le temps, et le niveau d’oxygène dans la bière», déclare M. Robitaille.

Le système de brassage a également été pensé pour économiser l’énergie au maximum. Ainsi, plutôt que de faire comme de nombreuses autres microbrasseries et utiliser des brûleurs, le St-Arnould a fait le choix d’installer un système qui fonctionne à la vapeur. Celle-ci, utilisée pour chauffer la bière, finit par se transformer en eau chaude. Elle est alors drainée pour être récupérée dans une cuve. On la réutilise ensuite pour nettoyer les réservoirs ou fabriquer le glycol, un produit essentiel à la bière.

Des chiffres qui parlent
Cette usine était rendue nécessaire par l’expansion fulgurante du St-Arnould. Depuis quelques années, la demande est forte partout au Québec pour ses produits. Rien que l’an passé, l’entreprise a connu une croissance de 60%, ce qui est exceptionnel.

C’est ce qui a joué dans la décision de Sylvain Robitaille de grossir davantage son usine que ce qui était prévu au départ. Trois phases de développement avaient été planifiées et ne devaient pas se réaliser en même temps. «Mais finalement, pendant qu’on avait les mains là-dedans, on a décidé de tout faire. On ne sait pas si, dans 2-3 ans, équiper une usine comme ça, ce ne sera plus achetable», explique l’entrepreneur.

Il en résulte une usine qui a une capacité de 30 000 litres. Chaque fermenteur peut en contenir 5000. Ces chiffres astronomiques font en sorte que déjà, à peine ouverte, l’usine a atteint 50% de sa capacité. Doit-on s’attendre à une progression rapide? «On planifie pour les prochaines années une croissance de 20% par an, répond le propriétaire. On devrait donc être bon pour un moment avec ces installations-là.»

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